11:04 - May 12, 2019
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L'ancien ambassadeur iranien en Norvège et en Hongrie a déclaré : « Le monde devait comprendre la patience stratégique et la réaction de l'Iran, comme le montrent les déclarations de responsables européens et non européens »
Dans une déclaration aux États membres, le Conseil suprême de sécurité nationale a conclu que les mesures prises par la République islamique d'Iran contre le retrait des États-Unis et les violations des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, a déclaré que conformément aux paragraphes 26 et 36, l'Iran n’était pas obligé, au stade actuel, de respecter les restrictions sur ses réserves d'uranium enrichi et d'eau lourde, et que les pays restant dans l’accord, disposaient d'un délai de 60 jours pour s'acquitter de leurs obligations, notamment dans les opérations bancaires et pétrolières. Si ces pays dans ce délai, répondent aux demandes de l’Iran, la République islamique d’Iran continuera de respecter les restrictions relatives au niveau d’enrichissement de l’uranium et à la modernisation du réacteur d’eau lourde d’Arak.
 
Abdoul Reza Farajirad, professeur à la faculté de géopolitique et au centre de recherches de l'Université islamique Azad, a déclaré lors d'une interview avec le correspondant d'Iqna, qu'il pensait que cette déclaration avait été faite au moment opportun. 
 
« Si l'Iran, a-t-il souligné, avait agi de la sorte plus tôt, cela aurait été vu comme une réaction au retrait des États-Unis et aurait donné l'impression que l'Iran souhaitait aussi sortir de l’accord. Le monde doit comprendre à quel point l'Iran a fait preuve de patience stratégique. Désormais, presque tout le monde comprend la réaction de l’Iran et cela est visible dans les entretiens avec des responsables européens et non européens. La France a déclaré que le retrait de Trump était à l’origine de ces problèmes. Les Européens ont réagi naturellement, en rejetant cet ultimatum, mais ont compris qu’il était important de changer de ton. Les Français ont également eu une vive réaction au début, mais M. Macron a ensuite blâmé les Américains et après cela, l’Allemagne a annoncé qu’elle négocierait avec l’Iran. L’Iran devrait entamer des pourparlers avec les Européens au cours de ces deux mois, et faire comprendre que lorsque les Américains ont violé l’accord, l’Iran avait continué à s’acquitter de ses obligations et que sa décision aujourd'hui, venait des pressions économiques américaines sur l'Iran. »
 
« Je pense que les Européens peuvent prendre des mesures pour transférer l’argent et acheter le pétrole iranien. Si les Européens n’agissent pas après cette date limite, l’Iran entrera dans la deuxième phase et ils seront incapables de lancer une propagande massive contre l’Iran car le monde comprendra que la position de l'Iran est juste et qu’il a fait preuve de patience. Trump qui déclare maintenant, être prêt à discuter et a réservé un numéro de téléphone pour discuter avec les Iraniens, n’a aucune issue et perd de nombreux partisans, en particulier à l'approche des prochaines élections présidentielles aux États-Unis, et cette marche arrière aura un impact négatif sur ses chances d’être élu. Les conseillers de Trump ne lui ont laissé aucune marge d’action. Trump ne veut qu’attirer l’Iran à la table des négociations et continuera à appliquer des sanctions. Les Américains s'attendaient à ce que l'Iran soit complètement isolé et que les sanctions soient appliquées de manière globale et plus efficace. Mais l’Iran a fait un pas dans la bonne direction et le monde a accepté la réponse de l’Iran, demandant à l’Iran de ne pas abandonner l’accord comme le montrent les déclarations de pays puissants comme la Russie, la Chine, l’Europe et le Japon. Trump doit montrer son respect du Droit international et des Résolutions du Conseil de sécurité et de l’ONU, abandonner les 12 conditions de Pompeo et lever les sanctions contre l’Iran s’il veut vraiment négocier avec l’Iran et convaincre de sa bonne foi », a-t-il dit.
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