9:28 - May 21, 2019
Code de l'info: 3469545
Le mouvement Boycott-Désinvestissement-Sanctions, une campagne mondiale visant l’isolement économique, culturel ou scientifique d'Israël, se défend contre les accusations de ses adversaires. Le "boycott institutionnel" auquel il appelle, explique-t-il, ne signifie pas un "boycott de personnes basé sur leur identité".
L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a critiqué hier une motion de la Chambre basse du Parlement allemand hostile au BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions), mouvement favorable aux droits des Palestiniens, et ce, sous prétexte que son « « mode argumentaire » et ses “méthodes” sont “antisémites”.
 
Dans une déclaration rapportée par l’agence de presse palestinienne Wafa, le comité exécutif de l’OLP a qualifié cette motion d’“attaque contre le peuple palestinien et ses droits légitimes”, affirmant qu’elle “viole le droit international” ainsi que “le droit de notre peuple de résister à l’occupation et à l’épuration ethnique systématique”.
 
Le BDS, a souligné l’exécutif de l’OLP, est “partie prenante du dispositif de résistance du peuple palestinien” et “un de ses principes est le rejet du racisme”.
 
Dans une déclaration à la tonalité plus diplomatique, la Ligue arabe a également critiqué hier l’adoption de cette motion. Dans un communiqué signé par son secrétaire général adjoint pour les Affaires palestiniennes Saïd Abou Ali, elle a estimé qu’elle était “injustifiée” et “partiale en faveur d’Israël”.
 
 
Le BDS se défend d’être antisémite
La motion adoptée par le Bundestag été soumise au vote par plusieurs partis, dont l’Union Chrétienne-démocrate (CDU, d’Angela Merkel) et le parti social-démocrate (SPD). Votée à la veille du concours de chanson Eurovision, organisé cette année dans l’Etat d’Israël, elle considère que « les appels au boycott d’artistes israéliens, ainsi que les autocollants sur des produits israéliens devant dissuader de les acheter, rappellent la période la plus terrible de l’histoire allemande ».
 
Fondé en 2005, le BDS est une campagne mondiale visant l’isolement économique, culturel et académique d’Israël. Il se défend contre les accusations de ses adversaires rappelant qu’il s’oppose à toute forme de racisme, à l’antisémitisme comme à l’islamophobie. Pour lui, le “boycott institutionnel” de l’Etat d’Israël auquel il appelle ne signifie pas un “boycott de personnes basé sur leur identité”.
 
Sur site web le BDS assure que ses campagnes ont eu un important écho dans le monde académique, des milliers d’universitaires aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Suède, en Irlande, en Belgique, en Italie, au Brésil, en Afrique du Sud et en Inde boycottant, selon lui, les universités et les centres de recherche israéliens.
huffpostmaghreb
 
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