10:20 - June 19, 2019
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La chaîne Al Jazeera dans un programme sur Ali Shari’ati, a présenté l’interview d’un chercheur libanais Khaneir Hamei, qui a déclaré que la liberté de pensée et la défense des opprimés étaient les particularités du professeur Ali Shari’ati qui avait réussi à communiquer avec les jeunes et à les familiariser avec une nouvelle compréhension de l’islam.

« Ali Shari’ati auteur et penseur iranien, était né en 1933 dans le village de Kahak dans la province du Khorasan Razavi, dans une famille religieuse et scientifique. Son père, Mohammad Taghi Shari'ati était opposé aux traditions et aux rituels qui à cette époque remplissaient la religion chiite. Ali Shariati, malgré son jeune âge, a rejoint le front de la jeunesse nationaliste dirigé par Mohammad Mossadegh, nommé premier ministre iranien en 1950, et arrêté et emprisonné en 1953, pour ses activités pour la nationalisation de la compagnie pétrolière, pendant trois ans. La chute de Mossadegh, la répression et l'absence de libertés encouragèrent le courant révolutionnaire de Shari’ati qui rejoignit le mouvement de résistance national, également influencé par Mossadegh. Ce mouvement fut totalement réprimé et Shari’ati fut emprisonné pour six mois en 1958, alors qu’il était en cours d’étude à la Faculté de littérature de l'Université de Machhad. Shari'ati fut ensuite exilé dans une région éloignée du Khorasan et après un certain temps, renvoyé à Téhéran pour être mieux surveillé. La position de Shari’ati contre le régime n'était pas un simple point de vue politique, mais une défense de la justice et de la liberté qui sont les bases de toute société prospère. Le retour de Shari’ati dans la capitale iranienne, lui permit d’élargir son cercle d’activités, notamment au Husseinieh Ershad qui était une base culturelle et religieuse où il faisait des discours sociaux, politiques et religieux qui ont été publiés par la suite. Ce centre pour Ali Shari’ati, était une base pour développer les croyances et la réflexion des jeunes qui étaient à l’époque, entrainés dans des idéologies qui ne correspondaient pas à la société iranienne. L’objectif de Shari’ati n'était pas de prendre des positions politiques, mais de sensibiliser le peuple et de le mettre en mouvement. Shari’ati a ensuite créé "L’Union des étudiants musulmans" à la Faculté de littérature, et après avoir obtenu son diplôme d'enseignant, noua des liens avec de nombreux membres de la communauté. Il essayait d'attirer l'attention des gens sur des questions comme la justice et la liberté. Les activités de Shari'ati gênaient le régime qui lui offrit pour l’éloigner, une bourse à l'Université de la Sorbonne en 1960. Ali Shari’ati en France, établit des liens étroits avec les mouvements anticoloniaux qui étaient nombreux à Paris. Il rejoignit le Front national de libération de l’Algérie et invita les étudiants iraniens à s’entrainer dans les bases des gardes de la révolution d'Alger. Ensuite, il créa le Mouvement iranien pour la liberté avec un groupe d’étudiants, et participa à une manifestation du mouvement de Patrice Lumumba, leader de l'indépendance du Congo », a-t-il dit.

اندیشمندی آزادی‌خواه و استکبارستیز؛ توصیف الجزیره از استاد شریعتی
Ma’boub Abdul Salam, penseur soudanais et spécialiste des études islamiques, lors d'une interview sur la chaine satellitaire Al-Jazeera, a déclaré : « À cette époque, le Tiers-Monde était complètement privé de libertés et l'Iran était en conflit avec le régime impérial. Le caractère impérialiste de la civilisation occidentale était tout à fait clair pour Ali Shari’ati qui avait établi des relations étroites avec les opprimés et les encourageait à se libérer et à suivre un islam authentique. Les positions d'Ali Shariati sur le colonialisme, étaient très dures. Bien qu'éduqué en Europe et influencé par le milieu intellectuel européen, il condamnait l'Occident pour son colonialisme et sa domination des pays pauvres. Après un doctorat de sociologie et d’Histoire islamique à la Sorbonne de Paris, Shari’ati décida de retourner en Iran, mais il fut arrêté avant d'entrer en Iran et condamné à une peine d'emprisonnement. Après sa libération, il enseigna à l'Université de Machhad en 1966 sous un contrôle strict du régime ».

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Seyed Mohammad Hassan al-Amin, religieux chiite libanais, a déclaré à propos de Shariati à Al Jazeera : « Nous avions de nombreux érudits qui ne montraient pas leurs idées par crainte des représailles alors qu'Ali Shariati n'a pas eu peur et pensait qu’il devait remplir cette mission en toutes circonstances. Ali Shari’ati était confronté à trois fronts, la tyrannie politique du système capitaliste, la gauche opportuniste et les religieux réactionnaires qu’il voulait remplacer par un islam pur et authentique, et fut ainsi confronté aux critiques de différents bords ».
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