8:40 - June 25, 2019
Code de l'info: 3469860
Une dizaine de femmes se sont baignées dans une piscine municipale de Grenoble, dimanche. Une opération organisée par le collectif Alliance citoyenne visant à "défendre la liberté" des femmes.

France : elles se baignent en burkini pour défendre

Elles se sont donné rendez-vous à 15h30, devant la piscine municipale Jean-Bron. A Grenoble, sept femmes accompagnées d'une trentaine de bénévoles du collectif Alliance citoyenne ont pénétré progressivement dans l'établissement public ce dimanche, et se sont baignées dans un maillot couvrant.
 
Ce qui est interdit par le règlement intérieur, entraînant l'intervention de vigiles et de la direction de l'établissement. "Elles se sont baignées en maillot de bain couvrant, bravant à nouveau l’interdiction et poursuivant la campagne de désobéissance civile entamée en mai dernier pour les droits civiques des femmes musulmanes voilées", écrit le collectif sur Facebook, précisant que l'opération s'inspire de Rosa Parks.
 
Selon France 3, les participantes à cette opération de "désobéissance civile" auraient été applaudies par les baigneurs. A leur sortie, elles ont été contrôlées par les forces de l'ordre. Elles seront verbalisées "en vertu de ce que prévoit le règlement municipal", a annonce la Ville de Grenoble.
 
Elles estiment n'enfreindre aucune règle d'hygiène ou de sécurité et expliquent agir "sans aucune conviction religieuse", mais pour défendre la "liberté de toutes les femmes".
 
C'est la deuxième opération organisée par le collectif Alliance citoyenne autour du maillot couvrant. Le 17 mai dernier, un groupe de femmes en burkini s'était baignées dans la piscine Les Dauphins, à Grenoble. Alliance Citoyenne demande à la Ville de Grenoble de prendre exemple sur Rennes, en Bretagne, qui autorise les maillots de bain couvrants dans ses piscines municipales. 
 
En février dernier, Decathlon avait créé la polémique en annonçant la commercialisation d'un hijab de running à destination des femmes musulmanes qui souhaitent courir dans l'espace public. De quoi faire réagir la classe politique, dont la ministre de la Santé Agnès Buzyn qui avait déclaré : "Tout ce qui peut amener à une différenciation me gêne. J'aurais préféré qu'une marque française ne promeuve pas le voile."
lci.fr
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