8:14 - August 07, 2019
Code de l'info: 3470255
Lors de l’indépendance du Kazakhstan, les religieux de ce pays n’avaient pas assez de connaissances religieuses pour lutter contre les salafistes extrémistes, et les jeunes qui ont été enrôlés dans ces groupes, considéraient l’Arabie saoudite comme le gardien des lieux sacrés et « la référence » en islam. 
La présence de la tombe de Khajeh Ahmad Yasawi au Kazakhstan, indique que l’islam était entré au Kazakhstan avant les Kazakhs, et leurs relations étroites avec le soufisme qui fait partie intégrante de l'islam.
 
Au cours des siècles, l'islam sunnite hanafite qui comprenait le soufisme et l’école théologique d’Abul Mansûr Al Mâturîdî, s’est développé au Kazakhstan et a constitué la culture religieuse du Kazakhstan.
 
Les efforts de l'Union soviétique pour éliminer l'islam, n'ont pas réussi à le faire disparaitre au Kazakhstan. En comparant l'état de religion avant et après l'indépendance du Kazakhstan, nous pouvons constater une croissance du nombre des mosquées et des écoles religieuses, après l'indépendance du Kazakhstan. L’intérêt des jeunes pour les sciences islamiques a contribué à l’ouverture d’écoles islamiques et le processus de croissance s'est poursuivi rapidement jusqu'à ce que les portes de ces centres soient ouvertes aux extrémistes wahhabites et salafistes.
سلفی‌گری در قزاقستان؛ معرف اسلام به سبک سعودی
L'éducation des jeunes Kazakhs dans les centres islamiques des pays arabes, a aussi contribué à la propagation des idées religieuses extrémistes dans le pays. Dans les années 1990 par exemple, le parti Tahrir s'est développé au Kazakhstan, mais après des affrontements entre son groupe armé et la police, le parti est devenu moins populaire et de nos jours, la sécurité nationale n'est plus menacée. Toutefois, il convient de noter que le salafisme constitue une menace sérieuse pour le Kazakhstan où les idées salafistes se répandent et ont gagné beaucoup de soutien.
 
Dans les premières années de l'indépendance du Kazakhstan, les imams des mosquées n'avaient pas assez de connaissances pour lutter contre cette idéologie. Les jeunes qui venaient tout juste de se familiariser avec l'islam, considéraient l'Arabie saoudite comme le gardien des villes saintes de La Mecque et de Médine. Seuls les hommes âgés kazakhs qui connaissaient l'islam, ont compris que cette tendance était dangereuse mais ils ne pouvaient rien faire parce que les jeunes ne les écoutaient pas et les adeptes du salafisme se sont répandus dans le pays et ont créé de nombreux problèmes.
 
Les salafistes qui détestent les soufis, les considèrent comme des polythéistes et les premiers endroits que les salafistes ont cherché à détruire, étaient les tombeaux du grand soufi Khajeh Ahmad Yasawi et des personnalités Kazakhs.
سلفی‌گری در قزاقستان؛ معرف اسلام به سبک سعودی
Il y a quelques années, les salafistes de l'ouest du Kazakhstan ont démoli un cimetière musulman et de nombreuses traditions islamiques kazakhes ont été rejetées. Ces comportements ont semé la confusion dans les mosquées et l’Internet est devenu une plate-forme pour la diffusion des idées salafistes et les divisions entre les salafistes et les représentants du véritable islam.
 
Les choses ont changé quand des habitants de ce pays formés dans des pays islamiques, sont rentrés au Kazakhstan. Des changements ont eu lieu après les années 2000 et la critique de l'idéologie salafiste. Parmi les principaux professeurs de l'administration musulmane du Kazakhstan, citons Ersin Amreh qui a eu un débat avec le salafiste Oktam Zorbekov, diffusé à la télévision qui a duré plus de huit heures et a été mis en ligne sur le site Web de la mosquée centrale d’Almaty à l’adresse "azan.kz".
 
Après ce débat, les personnes qui suivaient les salafistes ont compris leurs erreurs et de nombreux salafistes kazakhs se sont détournés du salafisme, ce qui a conduit les dirigeants salafistes kazakhs à interdire à leurs partisans d'écouter ce débat.
 
Après cela, l’administration musulmane kazakhe a non seulement protégé les écoles mafarides et hanafites des attaques, mais a également fait de ces écoles la principale plate-forme des musulmans kazakhs dans les mosquées et sur Internet.
 
À partir de ce moment, les salafistes kazakhs se sont divisés en deux groupes. Le premier groupe était composé de salafistes modérés qui exerçaient une grande influence sur les structures gouvernementales, et le deuxième groupe était constitué de salafistes djihadistes dont certains étaient liés aux groupes salafistes du Caucase du Nord et à des groupes djihadistes afghans et pakistanais. En 2016, les salafistes kazakhs ont perpétré des actes terroristes dans les villes d'Almaty et d'Aq Tappeh.
سلفی‌گری در قزاقستان؛ معرف اسلام به سبک سعودی
Les chefs religieux ont mis en garde le public contre le danger du salafisme, mais les agences gouvernementales ont ignoré ces avertissements. Après ces attaques et la mort de citoyens kazakhs, les chefs religieux des mosquées ont réexpliqué le danger du salafisme mais comme les salafistes ne se souciaient pas des imams, le gouvernement a du prendre les mesures nécessaires.
 
Avant les attentats terroristes salafistes au Kazakhstan, des représentants du bureau musulman se rendaient dans les prisons pour parler avec les condamnés pour extrémisme religieux, mais après les attentats, des mesures plus sérieuses ont été prises pour lutter contre l'extrémisme et empêcher les gens de rejoindre ces groupes.
 
Un centre a été créé pour identifier les adeptes de la secte salafiste et ses prédicateurs. Le centre a mené des entretiens avec l’aide des représentants du Bureau des musulmans du Kazakhstan, avec les personnes radicalisées pour identifier les personnes dangereuses mais également tenter de les ramener au véritable islam.
 
À travers des entretiens, le centre a identifié des suspects, souvent sous la menace d'une peine d'emprisonnement plus efficace. Pour lutter plus sérieusement contre les courants extrémistes, il était nécessaire que l'État prenne des mesures urgentes. Par exemple, dans la ville de Turkestan, qui est la ville la plus religieuse du Kazakhstan, un centre a été créé pour lutter contre les extrémistes religieux, et cette lutte est entrée dans une phase très sérieuse.
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