Le Secrétaire général de l'OCI se félicite de la décision de l'administration américaine à participer à la réunion préparatoire de la Conférence d'examen de Durban II

13:34 - February 23, 2009
Code de l'info: 1747571
Djeddah(IQNA)- Le Secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique(OCI), Le Professeur Ekmeleddin Ihsanoglu, s'est félicité de la décision du gouvernement des États-Unis à dépêcher une délégation à la réunion préparatoire de la Conférence de Durban II qui aura lieu à Genève, du 20 au 24 avril 2009.
Qualifiant la décision américaine de développement positif, le Secrétaire général a souligné l'importance de la Conférence pour accélérer les efforts de lutte contre la discrimination, le racisme et la xénophobie dans le monde. Il a ajouté que la décision des États-Unis d'avoir une représentation à la Conférence qui constituerait un pas dans la bonne direction, serait perçue par le monde musulman comme un signal crédible de la bonne volonté et du désir de la nouvelle administration américaine d'embrasser une nouvelle approche juste et objective sur les questions liées aux droits de l'homme et au processus de paix au Moyen-Orient tout en promouvant une image positive les États-Unis dans l'ensemble des pays musulmans.
Le Secrétaire général a souligné que la Conférence de Durban II ne devrait pas être perçue comme un rassemblement des pays membres de l'ONU aux fins de critiquer Israël en particulier. La Conférence devrait plutôt être perçue comme une expression des préoccupations de la communauté internationale concernant les actes de discrimination, d'intolérance et d'incitation à la haine.
Quant à l'allégation selon laquelle la Conférence de Durban II serait exploitée par certains États membres de l'OCI pour se lancer dans des diatribes contre Israël et en faveur de l`antisémitisme, Le Professeur Ihsanoglu a indiqué que l'antisémitisme est une pratique qui n'émane pas des sociétés musulmanes et ne s'y rapporte pas. Par conséquent, l'antisémitisme ne doit être associé ni à la religion musulmane ni aux États membres de l'OCI. Tout individu a le droit à la liberté de critiquer les politiques et les pratiques considérées comme des violations des droits de l'homme. Dans ce sens, critiquer la politique et les pratiques israéliennes dans les territoires palestiniens occupés, qui sont en contravention des principes universels des droits de l'homme, et en particulier des articles pertinents des Conventions de Genève, ne devrait pas être perçu comme de l'antisémitisme. Le fait même qu'une importante population juive vit au sein de certains pays membres de l'OCI, faisant partie intégrante de ces sociétés, est un témoignage que l'antisémitisme n'est pas le mot juste pour décrire le sentiment de mécontentement qu'éprouvent les musulmans à l'égard des pratiques israéliennes
L'OCI a depuis toujours fait clairement comprendre que le processus d'examen de Durban ne devrait être ni un processus mû par des motivations politiques ni un exercice antisémite. Il faut, au contraire, qu'il soit un processus inclusif par le biais duquel toutes les parties concernées devraient être libres de traiter les défis réels et graves du racisme, de la discrimination raciale et de la xénophobie.
Le Secrétaire général a déclaré que les images stéréotypées deviennent de plus en plus une source de grave préoccupation pour tous les milieux épris de paix dans le monde, surtout que ces pratiques ont tendance à inciter à la haine, à la discrimination et à l'intolérance. Il a précisé que, bien que l'OCI attire l'attention sur la tendance croissante à la discrimination et à l'intolérance contre les musulmans, elle reste disposée à coopérer, dans le même temps, pour faire face à l'antisémitisme, à la christianophobie et aux perceptions antioccidentales erronées.
Il a souligné l'attachement indéfectible de l'OCI à la liberté d'expression qui est un droit de l'homme fondamental, tout en ajoutant que l'OCI ne cherche ni à limiter ni à restreindre cette liberté au-delà du cadre fixé par les articles 19 et 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966.
Le Professeur Ihsanoglu a affirmé que ce serait un échec pour la communauté internationale qui s'est unanimement engagée à lutter contre le racisme, la discrimination et la xénophobie, si certains pays s'abstiennent de participer à la Conférence de Durban II à cause de certaines idées préconçues clamant que la Conférence est dirigée contre un quelconque pays en particulier. Il a exprimé l'espoir que la participation de tous les pays dont les États-Unis à la Conférence d'examen de Durban constituerait une avancée capitale dans la mise en œuvre du Plan d'action de Durban pour renfoncer la paix, la sécurité et le développement dans le monde.
Source: OCI
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