IQNA-Cheikh Ghazi Hanineh, président du conseil d’administration du Rassemblement des oulémas musulmans du Liban, a souligné l’importance de préserver l’unité islamique et de la placer au cœur des positions et des actions des musulmans.
Selon lui, l’unité en Palestine, au Yémen, au Liban, en Irak et en République islamique d’Iran a porté un coup au projet sioniste-américain et fait échouer le projet du « Grand Israël ».
Lors du troisième webinaire de la 40e Conférence internationale de l’unité islamique, organisé par le Forum mondial pour le rapprochement des écoles islamiques, Cheikh Hanineh a rappelé que le Prophète Muhammad (psl) incarnait l’unité et que cette orientation s’était poursuivie à travers la tradition des Ahl al-Bayt.
Il a également insisté sur l’appel coranique à la fraternité et à l’unité entre musulmans, affirmant que l’unité constitue, après la foi en Dieu, l’une des armes les plus puissantes face aux adversaires américains et sionistes. Il a appelé les oulémas, intellectuels, responsables politiques et acteurs des médias à préserver cette unité.
Cheikh Hanineh a enfin appelé les institutions et les savants musulmans de différents pays et écoles à agir comme « une seule main » pour défendre la religion et soutenir les opprimés. Pour lui, la force de la communauté musulmane dépend de son unité.
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Cheikh Jihad al-Saadi : formons une génération qui ne soit pas prisonnière du sectarisme et des divisions
Cheikh Jihad al-Saadi, ancien prisonnier palestinien libéré et président de l’association caritative Nour al-Yaqine au Liban, a également insisté sur la nécessité de renforcer l’unité islamique. Il a affirmé que celle-ci ne devait pas être réduite à un slogan répété lors d’occasions particulières, mais qu’elle constituait une obligation, une nécessité et une responsabilité historique.
Il a appelé les musulmans à s’unir autour de leurs principaux points communs : le monothéisme, le Coran, l’amour du Prophète Muhammad (psl), la défense des lieux saints, le soutien aux opprimés et la préservation de la dignité humaine.
Selon lui, l’unité ne concerne pas uniquement les savants. Elle doit s’étendre aux familles, aux mosquées, aux universités, aux institutions et à la jeunesse afin de former une génération qui ne soit pas prisonnière du sectarisme. Les divergences dans certaines questions juridiques ou exégétiques ne doivent pas empêcher les musulmans de se considérer comme des frères partageant une même direction de prière, un même Livre et un même Prophète.
Cheikh al-Saadi a particulièrement évoqué la Palestine, Jérusalem et Gaza. Il a estimé que les souffrances subies par les Palestiniens pouvaient rapprocher les membres de la communauté musulmane et que la libération de Jérusalem constituait une question à la fois islamique, humaine et morale, et non une question confessionnelle ou nationaliste.
Il a enfin appelé les savants musulmans à renforcer leurs échanges, à privilégier le dialogue et à transformer les divergences en source d’enrichissement, afin que la communauté musulmane puisse retrouver sa place civilisationnelle.
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