IQNA-Lors de la cérémonie de clôture de la 40e Conférence internationale de l’unité islamique, organisée à Machhad à l’occasion de la Semaine de l’unité, plusieurs intervenants ont insisté sur la nécessité de renforcer la solidarité entre les musulmans face aux défis du monde islamique.
Cheikh Ali al-Khatib, vice-président du Conseil supérieur islamique chiite du Liban, a présenté la résistance comme l’un des principaux moyens de faire face aux adversaires de la Oumma et comme un facteur susceptible de renforcer son unité. D’autres intervenants, notamment Zafar Najjar, vice-président du Conseil islamique d’Afrique du Sud, et Cheikh Asadollah Muwala, dirigeant des chiites de Zambie, ont également insisté sur la lutte contre les divisions et le takfir.
La résistance comme facteur d’unité de la Oumma
Cheikh Ali al-Khatib a d’abord remercié les organisateurs de la conférence et souligné la nécessité d’expliquer les réflexions du Guide de la Révolution islamique, l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei, sur les problèmes et les défis du monde islamique. Selon lui, la tenue de cette conférence à proximité du sanctuaire de l’imam Reza (as) a constitué une occasion d’examiner ses positions et les recherches consacrées à sa vision des questions touchant le monde musulman. Il a exprimé l’espoir que les conclusions de ces travaux puissent produire des effets concrets dans la société islamique.
Le responsable libanais a souligné que ces réflexions ne se limitaient pas à exposer les problèmes auxquels la Oumma est confrontée, mais proposaient également des solutions pour surmonter les difficultés et relever les défis. Dans ce contexte, il a présenté la résistance comme l’une des principales voies permettant à la Oumma de faire face à ses adversaires, notamment aux États-Unis et au régime sioniste.
Évoquant les récents développements régionaux, Cheikh Ali al-Khatib a estimé que si la résistance n’avait pas eu d’impact, les États-Unis n’auraient finalement pas été contraints d’intervenir directement dans le conflit. Il a également affirmé que les événements auxquels la République islamique d’Iran est confrontée pourraient constituer l’un des facteurs importants de transformations majeures dans le monde.
Il a considéré la formation du front de la résistance comme l’une des réalisations importantes de ce processus, soulignant que des peuples du monde islamique se tiennent à ses côtés, particulièrement dans la question palestinienne et la défense des droits du peuple palestinien. Pour lui, l’unité des musulmans doit constituer l’un des principaux fruits de la résistance. Il a ainsi exprimé l’espoir que ses conséquences face aux adversaires contribuent à renforcer la cohésion des musulmans et permettent à la Oumma islamique de retrouver une position forte et digne.
Cheikh Ali al-Khatib a également affirmé que l’Iran n’avait pas choisi cette voie uniquement pour défendre ses propres intérêts. Selon lui, si la République islamique avait seulement cherché à accroître son influence et à obtenir des avantages, elle aurait pu, à différents moments, parvenir à des accords avec l’Occident. Il a estimé que son choix de la résistance était également lié à la défense des questions concernant la Oumma, notamment la Palestine et les peuples arabes et musulmans opprimés.
Combattre le takfir et les divisions
Zafar Najjar a, pour sa part, rappelé les versets du Coran appelant les musulmans à s’attacher au « câble de Dieu » et à éviter les divisions. Il a souligné que cet appel divin concerne l’ensemble des musulmans et estimé que la Oumma devait s’appuyer sur la foi et l’unité afin de construire une société islamique dans laquelle la solidarité serait pleinement présente et où le message du Coran et du Prophète de l’islam (psl) pourrait être diffusé dans le monde.
Selon lui, l’une des principales questions qui se posent aujourd’hui au monde islamique est celle de la manière de résister aux adversaires. Il a appelé à faire de la lutte contre les divisions une priorité et à profiter d’initiatives telles que la Conférence de l’unité pour renforcer la solidarité entre les musulmans.
Abordant la question de la défense, Najjar a estimé que les pays musulmans avaient le droit de renforcer leurs capacités afin de pouvoir se protéger. Il a notamment affirmé que l’Iran avait le droit de disposer des moyens nécessaires pour défendre son territoire et faire face à ses adversaires, en particulier au régime sioniste. Il a également évoqué la présence de bases militaires américaines dans certains pays de la région, qu’il considère comme l’un des grands défis auxquels le monde islamique est confronté.
Cheikh Asadollah Muwala a ensuite insisté sur la nécessité de comprendre le Coran et non de se limiter à sa récitation. Selon lui, la lecture du Livre saint doit conduire à la compréhension de ses enseignements et de ses messages. Il a souligné que le Coran appelle notamment à suivre la voie droite, au dialogue entre croyants, à la réflexion et à l’éloignement des conflits et des divisions.
Évoquant la vision de l’ayatollah Seyyed Ali Khamenei sur l’unité islamique, il a affirmé que celle-ci s’inscrivait, selon lui, dans la voie tracée par le Prophète de l’islam (psl), notamment dans la lutte contre les courants takfiristes et ceux qui cherchent à diviser les musulmans.
Le dirigeant chiite zambien a raconté avoir lui-même été critiqué pour avoir collaboré avec des chiites, certains allant jusqu’à le qualifier de mécréant et à contester sa capacité à émettre des avis religieux. Il a rejeté cette conception en affirmant que le chiisme n’est pas une religion distincte, mais une composante de l’islam, et que les adeptes des différentes écoles islamiques partagent les fondements de la même religion.
Pour lui, les divergences entre écoles ne doivent donc jamais devenir un prétexte au takfir ou à l’hostilité. Il a appelé à condamner les mouvements takfiristes et à renforcer la solidarité entre musulmans. En conclusion, il a prié pour la réussite de la République islamique d’Iran et de l’ensemble des musulmans, souhaitant que musulmans, non-musulmans et tous les défenseurs de la liberté puissent se rassembler sous le signe de l’unité et de la solidarité.
4372928