IQNA-Le Musée des Arts islamiques de Malaisie, situé à proximité de la Mosquée nationale de Kuala Lumpur, offre un vaste aperçu de l’art et du patrimoine islamiques en Asie.
Selon le site du Musée islamique de Malaisie, ouvert officiellement en 1998, ce musée abrite plus de 10 000 objets provenant de différentes régions du monde islamique. Sa collection couvre notamment le Moyen-Orient et l’Iran, mais accorde également une place importante aux traditions islamiques de l’Inde, de la Chine et de la péninsule Malaise.
L’architecture du musée associe une conception contemporaine du XXIe siècle à des éléments traditionnels de l’architecture islamique persane. Son extérieur est notamment caractérisé par un dôme turquoise. Le bâtiment a été restauré en 2016 sous la direction de l’artiste iranien Mohammad Kavand. L’entrée évoque un ivan persan et comporte des carreaux en mosaïque sur lesquels est inscrite une verset coranique. Le hall principal se distingue par son espace lumineux et son sol en marbre.
Des manuscrits coraniques venus de plusieurs régions
Le musée comprend douze galeries consacrées notamment aux tapis, céramiques, textiles, pièces de monnaie, bijoux, armes, objets en métal, manuscrits et exemplaires du Coran. La deuxième galerie est particulièrement consacrée aux manuscrits, avec des ouvrages religieux ainsi que des textes anciens liés à l’astronomie, aux mathématiques et à la médecine.
La galerie coranique conserve des fragments remontant aux IXe et Xe siècles. Parmi les pièces présentées figurent un Coran iranien copié en 1622, un exemplaire accompagné d’un coffret en bois provenant d’Aceh, en Indonésie, ainsi qu’un Coran d’Arabie écrit dans le style hijazi. La collection comprend également un feuillet d’un Coran de l’époque seldjoukide, un exemplaire en écriture coufique sur parchemin, un Coran imprimé en arabe et en latin, ainsi qu’un feuillet provenant d’Asie centrale.
Le musée conserve également un feuillet d’un « Coran bleu », que les spécialistes estiment originaire d’Afrique du Nord ou du Proche-Orient. Dans la galerie consacrée à l’art chinois se trouve par ailleurs un Coran de la dynastie Qing, richement décoré de motifs chinois en relief et d’ornements dorés. Ses reliures en cuir sombre suggèrent qu’il aurait pu appartenir à un noble ou à une personne fortunée au XVIIe siècle. Il fait partie des premières pièces intégrées aux collections du musée.
Un panorama de l’art islamique en Asie
Les autres galeries présentent la diversité du patrimoine islamique. La troisième est consacrée à l’art islamique de l’Inde, la quatrième à celui de la Chine et la cinquième à l’art islamique de Malaisie. Une galerie dédiée aux bijoux expose des couronnes, des parures précieuses, des coffrets et des objets liés aux amulettes.
La galerie des textiles présente des pièces en coton, en soie et en lin, notamment des tissus de l’époque safavide ornés de motifs islamiques complexes. Des nattes, des broderies et des vêtements traditionnels musulmans y sont également exposés.
Les huitième et neuvième galeries sont consacrées respectivement aux armes et armures et aux monnaies. La dixième présente des objets métalliques de la période islamique, dont une lampe sur pied du Khorasan datant du VIIe siècle de l’Hégire. Les deux dernières galeries rassemblent des œuvres en poterie, céramique et bois.
Le musée dispose enfin d’une bibliothèque spécialisée dans l’art islamique, réunissant des ouvrages anciens et modernes. À travers ses collections, il met en lumière la richesse et la diversité du patrimoine islamique asiatique, tout en soulignant les liens historiques et artistiques entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Iran.
4374938