
Ils étaient accusés d'atteinte à des biens publics, agression contre des fonctionnaires, blocage de routes et actes d'agression lors de manifestations et d'affrontements au siège d'al-Azhar en novembre.
Les accusés ont par ailleurs écopé chacun d'une amende de 20.000 livres égyptiennes (2.200 euros).
Un mineur impliqué dans l'affaire a été condamné à trois ans de détention dans un centre pour mineurs, et un ressortissant turc a été acquitté, ont précisé les sources.
Depuis l'éviction et l'arrestation le 3 juillet de M. Morsi, premier président élu démocratiquement du pays, les autorités installées par les militaires mènent une violente répression contre ses partisans, qui a fait plus de 1.400 morts et quelque 15.000 arrestations.
Des centaines de personnes ont été condamnées à mort ou à de lourdes peines dans des procès expéditifs.
Fin avril, un tribunal de Minya, au sud du Caire, a ainsi condamné à mort quelque 700 personnes, dont Mohamed Badie, le guide suprême des Frères musulmans, à l'issue de procès expéditifs dénoncés par l'ONU comme sans précédent dans l'Histoire récente.
Le même tribunal avait déjà prononcé 529 peines capitales le 24 mars avant d'en commuer 492 à des peines de prison à vie.
Le juge a fixé au 21 juin sa décision finale sur ces condamnations après l'avis du mufti, mais dont l'avis n'est pas contraignant.
Le ministre de la Justice, Nayyer Abdelmoneim Othmane, a défendu samedi l'appareil judiciaire face au tollé suscité par les procès de Minya.
Les juges étant humains ne sont pas infaillibles, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse au cours de laquelle il a souhaité clarifier l'image (que la justice égyptienne) renvoie aux yeux du monde.
S'il y a verdict erroné, la Cour de cassation le cassera, a-t-il affirmé.
La Justice n'est pas concernée par les circonstances politiques, a-t-il poursuivi affirmant que les tribunaux protégeaient les droits des accusés et respectaient les normes internationales.
Source: romandie