"Les mots utilisés par le pape résonnent comme ceux de ses prédécesseurs du Moyen Âge qui ont lancé les Croisades," a estimé Hamid Ansari, président de cette commission.
L'Inde est un pays laïque dont 80% de son 1,1 milliard d'habitants sont hindous et 13% sont musulmans, constituant ainsi la plus importante minorité religieuse.
Une association musulmane a également critiqué vendredi le discours prononcé mardi par le pape, estimant que "cela n'était rien d'autre que du blasphème".
Cette association a toutefois appelé les musulmans à "la modération et (à) ne pas perdre leur sang froid".
En visite mardi en Allemagne, le pape Benoît XVI avait implicitement dénoncé le rapport de l'islam à la violence, notamment concernant le "djihad", et son manque de lien avec la raison.
Le quotidien The Hindu a lui aussi fustigé dans un éditorial les propos du pape.
"Venant d'une institution qui a mené en son temps sa propre +guerre sainte+ et transformé le terme +inquisition+ en un synonyme de terreur, c'est plutôt culotté!", a écrit vendredi le journal de Madras (sud).
Au Cachemire indien - en proie depuis 1989 à une insurrection séparatiste récupérée par des militants islamistes - un groupe musulman a appelé à une journée de grève ce vendredi.
La Cachemire avait été secoué par des manifestations après la publication dans la presse européenne de caricatures du prophète Mahomet.
Le porte-parole du Vatican a souligné jeudi soir que Benoît XVI respectait l'islam, ajoutant qu'il avait "à coeur" de "rejeter les motivations religieuses de la violence".
Les Chrétiens représentent 2,3% de la population de l'Inde.
Source: AFP