Les populations des villes de la bande sont dans le désarroi le plus total après les invasions destructrices qui ont ravagé la région, causant plusieurs morts et blessés, saccageant les infrastructures et bouclant la zone.
Et le cauchemar continue. En plus de la mort qui rôde à chaque coin de rue, la catastrophe humanitaire menace. Les populations ne peuvent plus se réapprovisionner ni en eau, ni en nourriture, ni en médicaments.
Un responsable palestinien du ministère de la Santé a rapporté que les Israéliens ont assassiné trente personnes et en ont blessé 150 en 48 heures (49 Palestiniens tués entre mercredi dernier et hier). Il a mis en garde contre une catastrophe sanitaire suite à la pénurie de médicaments dans le seul hôpital de la région.
La Croix-Rouge et d’autres organisations humanitaires internationales tentent de faire parvenir des vivres et des provisions, notamment du lait de bébé à l’intérieur de Beit Hanoun sous siège. Pour la première fois, l’armée israéliennes tire des missiles terre-terre sur le nord de la Bande, touchant le camp de réfugiés de Jabaliya ainsi que la zone entre les villes de Beit Lahia et Beit Hanoun déjà fortement ébranlés.
Tout les moyens semblent être bon pour «casser du Palestinien» et mettre fin aux opérations de la résistance qui continue vaillamment de refuser le diktat de l’occupant. La soldatesque israélienne dans sa rage destructrice a fini par démolir entièrement la mosquée Abdullah Azzam à Beit Hanoun, blessant plusieurs personnes.
Le maire palestinien du district de Beit Hanoun a déclaré : «La situation continue d’être très dangereuse suite à l’agression continue qui a commencé il y a trois jours. Israël a complètement détruit de vastes parcelles de terre agricole ainsi que des dizaines de maisons.
La situation humanitaire est très grave à Beit Hanoun car l’armée israélienne l’a totalement isolée du reste de la bande de Ghaza.» Les provisions sont quasi épuisées dans la ville, en particulier en ce qui concerne la nourriture pour bébés. L’eau potable restante a été donnée au seul hôpital de la région avec l’aide d’organismes comme la Croix-Rouge.
Devant la gravité de la situation, le maire demande impérativement une intervention internationale pour aider la population civile. Le porte-parole du gouvernement palestinien Ghazi Hamad a annoncé que «les leaders palestiniens ont établi des contacts d’urgence avec les pays arabes pour aider à mettre fin à la répression et aux agressions et offrir une assistance d’urgence aux victimes».
Entre le 29 mars 2006 (date de l’entrée en fonction du gouvernement dirigé par le mouvement Hamas) et le 3 novembre, 491 Palestiniens ont été assassinés par l’armée israélienne contre 19 Israéliens tués, un rapport de près de 26 Palestiniens pour 1 Israélien. Depuis le 1er juillet, ce rapport est de 76 Palestiniens pour 1 Israélien. Des chiffres qui ne veulent plus rien dire pour «la communauté internationale».
Source: Algerie-Monde.com