Cette étude pilote, menée au Lesotho et en Zambie par l'African religious health assets programme (ARHAP), un groupe international de recherche, et par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), estime qu'entre 30 et 70 pour cent des infrastructures sanitaires en Afrique subsaharienne sont actuellement gérées par des organisations religieuses, ce qui souligne le rôle de plus en plus important de ces organisations dans le traitement du VIH/SIDA.
En dépit de la participation, jusqu'alors peu reconnue, des organisations religieuses dans la lutte contre l'épidémie et dans l'accès aux traitements du sida, la coopération entre ces organismes et les institutions sanitaires publiques reste faible, voire inexistante, et doit être développée pour atteindre le but de l'accès universel à la prévention et au traitement du VIH/SIDA d'ici 2010, selon le rapport, publié jeudi.
«Les organisations religieuses constituent une partie vitale de la société civile», a dit jeudi Kevin de Cock, directeur du département VIH/SIDA de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un communiqué. «Dans la mesure où elles fournissent une part substantielle des soins dans les pays en développement, atteignant souvent des populations vulnérables qui vivent dans des conditions très précaires, les organisations religieuses doivent être reconnues comme des contributeurs essentiels des efforts vers l'accès universel.»
Source : allAfrica.com