La civilisation islamique

11:29 - September 17, 2007
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Article (IQNA)- Le soutien de l’islam à la recherche scientifique, et la somme des riches connaissances scientifiques des différents peuples convertis à l’islam permirent à cette religion de s'étendre en moins d’un siècle dans tout le Moyen Orient, le nord de l'Afrique et l’Espagne.
Une partie du globe était devenue musulmane, et dans ce vaste territoire islamique qui était celles de civilisations millénaires, les Musulmans tiraient profit des acquis de ces civilisations et, en les assimilant, développaient une civilisation très riche, qui fut à l'origine du réveil de l'Occident et où les Iraniens jouaient un rôle important.

Les conseils permanents
Le Coran, miracle du Prophète de l'islam (Que la paix de Dieu soit sur lui), est un Livre qui invite les musulmans à réfléchir, qui jure par les merveilles de la création et considère la foi des sages comme la meilleure.
Le Prophète de l'islam (psl) incitait sans cesse les Musulmans à acquérir la science. Il avait quasiment fait de cela une obligation pour les Musulmans, hommes ou femmes. Il disait que la science était à partout rechercher, même si elle était en Chine, contrée à l’époque très lointaine, ou chez les non musulmans. C'est pour cette raison que dès les débuts de l'islam, les Musulmans commencèrent à étudier et à travailler au progrès de leur communauté. Ainsi, ils étendirent les connaissances de leurs prédécesseurs et réussirent à mettre en place l’une des plus grandes civilisations humaines.

Le développement de l'islam
En l’an 21 et 22 de l'hégire, les musulmans vainquirent les Sassanides lors des combats de Ghâdessieh et de Nahâvand. Les Iraniens, fatigués de l'oppression et de la corruption du régime sassanide, n'opposèrent aucune résistance à l'armée de l'islam qui apportait avec elle un message de justice et de fraternité, et se convertirent très tôt à cette nouvelle religion. En Syrie, les Musulmans vainquirent l'armée de l'Empire romain lors d'un combat à Yarmouk, cela bien que les troupes occidentales fussent deux fois plus nombreuses que les troupes musulmanes. Ils conquirent ainsi les territoires de Syrie, de Palestine et une grande partie de l'empire de Byzance. Les appels à la prière retentissaient des minarets de Libye et d'Egypte et la présence des Musulmans s'étendaient jusqu'en Espagne.

Une langue internationale
L'islam s'implanta dans des régions aux cultures et langues diverses. Leurs habitants, séduits par le message humain de l'islam, se convertirent et entreprirent l'étude de l'arabe pour pouvoir mieux comprendre les enseignements de leur religion et la Parole divine.
L'arabe devint une langue commune dans une grande partie du monde et contribua de façon impressionnante au développement des sciences et de la culture. Cette langue commune fit qu'aucun savant ne se sentait isolé, des confins de l'Inde à l'Espagne, en passant par les terres d'Asie centrale, d'Egypte et de Syrie. Les savants voyageaient dans les territoires islamiques et les livres, qui étaient écrits en arabe, permettaient de nombreux échanges scientifiques.

Le mouvement de traduction
A l'époque du calife abbasside Hâroun al-Rachid et sur proposition de son ministre iranien Yahyâ ibn Khâled Barmaki, une grande bibliothèque fut construite à Bagdad. Nommée "Les Trésors de la science" cette bibliothèque fut le lieu de rassemblement de livres très variés, rapportés des quatre coins du monde, particulièrement de l’Iran et de la Syrie.
Ma'moun, le fils d'Hâroun, poursuivit l'œuvre de son père et fit construire, sur la proposition d'Abou Sahl Fazl ben Nobakht d'Ahwaz, une "Maison de la science" sur le modèle de Gondi Shâpour d'Ahwaz. Il y rassembla des traducteurs qu’il plaça sous la direction d’un savant persan, nommé Jonathan ben Mansouyeh, et envoya un groupe de recherche en Inde, en Iran et à Byzance pour y rassembler les livres scientifiques et philosophiques rédigés en pahlavi, syriaque, sanskrit et grec que ces traducteurs étaient chargés de traduire en arabe. Et ce mouvement de traduction s’étendit de plus en plus au fil des ans.

L'éclosion de la civilisation islamique
La traduction en arabe des œuvres des grands écrivains des anciennes civilisations permit un contact scientifique et culturel, une étude des divers mouvements philosophiques et un renouveau intellectuel. L'essor scientifique devint plus rapide et le mouvement de traduction fut suivi par une productivité scientifique où les savants iraniens jouaient un grand rôle.
La culture islamique devint ainsi pour des siècles la figure de proue de la science dans le monde entier. La culture islamique était tellement appréciée que, pendant des siècles, de nombreux savants européens vinrent vivre dans les pays musulmans pour y poursuivre leurs études dans les grandes universités de la région.

Les bases de la Renaissance européenne
En 711, les Musulmans réussirent à prendre pied dans la partie sud de l'Espagne, en Andalousie, et à en chasser les Wisigoths d'Europe et très vite l'Andalousie islamique devint un foyer scientifique où vivaient de nombreux savants. Des prêtres chrétiens, dont le pape Sylvestre II, se rendirent dans cette région pour apprendre la langue arabe et les sciences alors en vogue.
Les villes de Sicile devinrent la voie de la propagation de la culture islamique en Europe et permirent des relations plus ouvertes et plus étendues entre les populations européennes et musulmanes.
Les universités européennes étaient construites sur le modèle architectural des universités orientales islamiques de Djâme’eh (l’Universel), dont le nom a par la suite signifié faculté, et Nezâmieh.
C'est ainsi que le mot "University" anglais provient de la traduction latine du mot arabe " Djâme’eh "

Le déclin culturel
Au V° et VI° siècles, les divergences sectaires se développèrent et furent responsables du ralentissement des progrès de la civilisation musulmane.
L'invasion des Mongols et l'incendie des bibliothèques entraînèrent la mort ou l'émigration de nombreux savants et un déclin scientifique et culturel rapide dans les pays islamiques. Cette époque coïncide avec la fin de la Renaissance européenne et le début de la Révolution industrielle, autrement dit, le début de la colonisation européenne avec son cortège de désastres culturels.

Une nouvelle vie
Il y a environ un siècle et demi, certains penseurs musulmans comme Seyed Jamâl-e-din Assad Âbâdi et Eghbâl Lâhouri, commencèrent à travailler au renouveau de la pensée islamique dans leur pays, encouragèrent le réveil progressif des Musulmans et incitèrent au rejet des colonisateurs.
C’est grâce à eux que les Musulmans commencèrent à croire véritablement au réveil de leur civilisation. Un des exemples les plus proéminents de ce revirement est la Révolution islamique d'Iran qui eut lieu sans aide étrangère et uniquement grâce à son essence islamique.
Cette révolution est devenue un modèle pour les Musulmans du monde et pour les habitants des pays comme le Liban, l'Afghanistan, l'Irak, la Palestine et l'Algérie. Beaucoup de penseurs estiment que ce mouvement est le signe de la renaissance de la civilisation islamique au XX° siècle.


Quelques exemples de règles scientifiques et médicales
Zaqaria Râzi (251-313 de l'hégire) laissa plus de 56 œuvres dans le domaine médical, dont la plus importante est le "Al-Hâvi". Le livre de médecine "Al-Mansouri" de Râzi, en dix volumes, est le premier livre de médecine qui apparut en Occident. Il fut le premier médecin à utiliser des cheveux en chirurgie, à distinguer les symptômes de la rubéole et de la rougeole, de la goutte articulaire et du rhumatisme, et à donner une description symptomatique complète de ces troubles.
Abou Ali Sina (Avicenne) (370-428) est l’auteur du "Ghanoun"(Le Canon) qui, jusqu'en 1650, était enseigné dans les grandes universités occidentales. Ce livre, qui est également une encyclopédie médicale, a été traduit au moins 86 fois. Avicenne est le premier savant ayant décrit les maladies osseuses.
Aboul-Ghâssem Zahrâvi, lui, est l’auteur de "Al-tasrif", œuvre qui traite des questions élémentaires de chirurgie et qui a été traduit en latin. Il inventa trois méthodes de suture, toujours utilisées de nos jours dans les opérations de chirurgie abdominale. Il proposa aussi des méthodes, de même toujours en vigueur, pour faciliter les accouchements difficiles. La guérison des calculs rénaux est aussi un de ses travaux importants de recherche.
Ibn Zahr Andalous, quant à lui, a rédigé un livre important sur les antidotes et donné une explication détaillée de l'évolution du cancer de l'estomac.
Honain Ebn As-hâgh, est le premier à avoir traité des maladies oculaires dans un ouvrage théorique, qui constitua avec les livres d'Ali Ebn Issa et d'Amâr Mossalah les bases de l'ophtalmologie en Europe.

La pharmacologie
Ebn Bitâr, décédé en 646, a recensé 1400 médicaments dans son livre "AL-Jâmeh Al-Mofradât-ol-Advieh wa Aghzieh". Ces diverses médecines animales, végétales ou minérales ont été classées par ordre alphabétique avec la posologie et les remplaçants éventuels. Il présente également dans ce livre le résultat des expériences scientifiques qu’il a faites durant ses voyages dans les villes réputées de cette époque, avec, en prime, les avis de 150 spécialistes dont Ebn Jajal, Râzi et Avicenne. Les noms des médicaments sont cités dans ce livre en plusieurs langues

Les hôpitaux
Les historiens rapportent l'existence de plus de 80 hôpitaux dans les pays islamiques, l'hôpital de Bagdad, construit sous le règne d'Haroun al-Rachid, étant l'un des plus modernes d’entre eux. La place de l'hôpital avait été choisie en fonction du climat et un système de canalisation en terre cuite permettait aux eaux du Tigre de pénétrer dans toutes les chambres. Le choix de l’emplacement de cet hôpital fut pour le moins singulier. Le grand savant Râzi avait fait suspendre des morceaux de viande de mouton aux quatre coins de la ville. Après 24 heures, il compara ces morceaux de viande et fit construire l'hôpital à l'endroit où la viande avait été la mieux conservée. Les malades y étaient soignés gratuitement et recevaient même une "assurance" qui leur permettait de se reposer pendant leur convalescence et de ne pas reprendre trop vite leurs activités.

La sociologie
Ibn Khaldoun, (732-808) sociologue, philosophe et historien musulman est l’auteur d’une "Histoire du monde" (Al-'Ebar), où il décrit d’abord les rapports mutuels du dirigeant et des divers systèmes politiques et sociaux, puis brosse le portrait du gouvernement et du gouverneur idéal selon les lois de la psychologie. Il rationalise également, dans la préface de son livre, les lois de l'apparition et de la disparition des civilisations. Cette préface qui est plus connue que le livre lui-même, est encore utilisée par les scientifiques occidentaux et orientaux.

Physique
Ibn Heyssam, (354-430) est l’ordonnateur des lois de l'optique et du mécanisme de la vue. Il est le premier savant à avoir exploré le rôle du cerveau dans la vue et décrit les parties supérieures de l'atmosphère. Il présenta pour la première fois une règle élémentaire de thermodynamique et réussit à tailler des lentilles pour réaliser ses expériences d'optique dans une chambre noire.
Kamâl-o-Din Farsi est l’auteur de "Ketab-ol-Manâzer" où il commente les travaux d'Ibn Heyssam. Il explique également dans cet ouvrage le pourquoi scientifique de l’existence des arcs-en-ciel.
Abd-ol-Rahman Khâzni, né en 550 de l'hégire, est l'auteur de "Al Mizân-ol-Hekmat" le plus important livre de son époque en mécanique. Il fit de nombreuses recherches sur la pesanteur, la résistance des fluides au mouvement, le poids spécifique des fluides et la densité des solides.
En chimie, Jâber Ben Hayân proposa une nouvelle méthode de dilution des métaux à l'aide d'acides et de produits chimiques qu'il avait découverts lui-même.
Zakaria Râzi réussit à extraire l'alcool et le terme "alcool" qui est courant en anglais est la traduction du mot arabe "alcohl" qui signifie " le plus pur". L'utilisation de ce produit étant courante en ophtalmologie, les ophtalmologues furent appelés les "Alkahl".
Razi fut le premier chimiste à mettre les résultats de ses travaux au service de la médecine.
De nombreuses expressions chimiques, courantes dans le monde, sont les vestiges du vocabulaire des chimistes musulmans. Par exemple, Chimie (kimia) arsenic (zarnigh) potassium ou sulfure et de nombreux autres noms chimiques.

Les bibliothèques
Il y avait à Bagdad plus de cent bibliothèques. Chaque mosquée, ainsi que chaque hôpital avaient leur propre bibliothèque. A l'époque de Hakam II, le calife omeyyade d'Andalousie, la bibliothèque "Ghortabeh" avait plus de 400 000 livres et le registre de la bibliothèque comptait plus de 44 volumes.
La bibliothèque du roi du Maroc tomba aux mains des pirates lors de son transfert d'Andalousie et plus de 350 000 livres devinrent la propriété de Philippe II, le roi d'Espagne, constituant le noyau de la bibliothèque de l'Escurial, en Espagne.

La philosophie
Al-kandi (185-260 de l'hégire), est l’un des précurseurs de la philosophie islamique. Il est l'auteur de 270 livres en philosophie, logique et sciences diverses et le fondateur d'une des branches principales de la philosophie islamique, la philosophie "Machâi".
Ebn Sina (Avicenne) est le premier philosophe musulman, il a écrit de nombreux livres de philosophie et de logique et a réussi à ordonner la pensée philosophique islamique.
Sohravardi réussit à concilier la philosophie et la mystique islamique, créant ainsi une autre branche philosophique connue sous le nom de "Philosophie Echraghi" ou "Théosophie orientale".
Ebn Rochd (520-595 de l'hégire) écrivit un commentaire complet des œuvres d'Aristote, ce qui le rendit célèbre en Europe. Dans ce commentaire, il fit une distinction nette entre les idées d'Aristote et ses propres idées, très intéressantes pour les Occidentaux, en particulier Dante qui le surnommait "le grand commentateur".
Ebn Tofeil écrivit des "Histoires philosophiques" et " Hay Ban Yaghzân", traduit en quinze langues et dont Robinson Crusoé, Tarzan ou Le livre de la Jungle ne sont que de faibles imitations.
La philosophie de Molla Sadra, elle, est basée sur la connaissance de l'Être. Il réussit à faire converger les quatre sciences du Tafsir (commentaire coranique), de la philosophie, de la dialectique et de la mystique islamique.

Mathématiques
Mohamad Ben Moussa Kharazmi, décédé en 249 de l'hégire, rédigea un livre sur l'algèbre et ses utilisations pratiques. Dans ce livre, il utilisa les chiffres indiens. Ce livre fut traduit en latin et permit l'entrée des chiffres indiens en Europe, que l’on appelle en Occident les chiffres arabes. Il écrivit également un livre sur la résolution des équations du second degré, publié en Europe sous le nom d’algorithmes. Le mot qu'il utilisa pour une inconnue "chay" (chose en arabe) fut traduit en espagnol par "xay" et devint le fameux X, utilisé en algèbre et dans le monde entier.
Abou Lufa Buzjani, mathématicien et astronome iranien, écrivit un livre sur la géométrie où il enseignait la façon de dessiner les modèles géométriques et les figures régulières à plusieurs cotés à l'aide de la règle et du compas.
Khaje Nasir Toussi rédigea un traité totalement nouveau sur les triangles. Dans cet ouvrage, il fait une distinction nette entre les figures spéciales et la géométrie en elle-même, et il étudie les angles, les sinus et cosinus, les quadrilatères, les triangles et les cônes. On le considère donc comme le père de la géométrie. La géométrie spatiale s'est inspirée de ses travaux de géométrie plane et de son cinquième principe de géométrie.
Ghiass-o-din Kachani, inventeur des fractions et des nombres décimaux, a écrit un livre très célèbre sur les nombres et le calcul décimal, le "Mafta-ol-hesab".
Omar Khayyâm (429-517) a également rédigé des livres remarquables en mathématiques dans lesquels il réussit à résoudre des équations du troisième degré grâce à la géométrie et établit le calendrier Djalali, encore utilisé en Iran et beaucoup plus précis que le calendrier grégorien.

Géologie
Abou Rayhan Birouni (362-442 de l'hégire) mathématicien, astronome, chercheur, historien et géographe, fut le premier savant à expliquer le phénomène géophysique des sources et des puits. Il a également traité de la rotation de la terre autour du soleil et de l'apparition du jour et de la nuit en fonction de la rotation de la terre sur elle-même. Il a également codifié pour la premiere fois les ères géologiques. Il construisit une balance spéciale pour mesurer les métaux et les pierres précieuses.

Astronomie
Khaje Nasir-o-din Toussi (597-672) donna une définition du système solaire qui fut complétée par la suite par son élève, Ghotb-o-din Chirazi. Dans sa définition la terre était au centre du système solaire, contrairement au système solaire de Ptolémée. Il encouragea également le chef mongol, Houlakoukhan à construire l'observatoire de Maragheh.
Ebn Chater est le plus célèbre astronome du huitième siècle de l'hégire. Etant chargé d'établir les heures des prières, il apporta des rectifications au système de Ptolémée et le système qu'il proposa est le même que celui de Copernic. On peut se demander si ce modèle ne fut pas "exporté" en Europe et repris par les savants européens ?
Albatani, que certains considèrent comme le plus grand astronome du monde islamique, proposa une nouvelle méthode pour l'observation des croissants lunaires et fit des études approfondies sur les éclipses solaires et lunaires. Son livre célèbre "Al-Zidj" fut traduit et devint le livre de base des astronomes européens jusqu'à la Renaissance.

Géographie
Ebn Houghal, géographe du quatrième siècle, voyagea pendant près de trente ans dans les régions importantes de cette époque, en Espagne, en Egypte, en Iran, en Sicile, en Italie et au nord de l'Afrique. Il consigna ses observations dans son livre"Al-Massalek wa Al-Mamalek", précieux recueil sur la vie des gens de l'époque, les produits agricoles, l'artisanat et les grandes villes. Ce livre est de plus émaillé de plans très précis indiquant les distances entre les villes et les routes.
Ebn Khordadbeh, géographe et historien iranien, était responsable du "centre" de renseignement de Mo’tamad l’Abasside. En rassemblent les informations précédentes et les informations de ses envoyés, il écrivit un excellent livre consacré à la géographie naturelle, politique et humaine des pays islamiques et de certaines autres contrées.
Abou Rayhan Birouni définit quant à lui la surface et les dimensions des grandes villes de cette époque. Son ouvrage" Tahghigh Mal-el-Hind" est l’un des meilleurs exemples de ces livres consacrés à la géographie et à l'étude sociologique des populations de l'époque.

La marine
Ebn Majed est considéré comme le plus grand marin du neuvième siècle de l'hégire et ses équipées dans l'Océan indien et la Mer Rouge ont permis les meilleures descriptions géographiques de l'époque. Il écumait les voies maritimes de cette région, de la Mer Rouge à l'est de l'Afrique et de l'est de l'Afrique à la Chine. Surnommé "le Lion de la mer", il a laissé 38 traités d'astronomie et d'océanographie et un "Guide de l'océan indien" sans lequel aucun marin ne s'aventurait à cette époque.

Mécanique
Ahmad ben Moussa Ben Chaker Khorassani a inventé le moulin à eau, des pompes et des machines de pompage. Il écrivit le " Ketab-ol-Hial" qui était un livre de base en mécanique pour la fabrication de machines et.
Les musulmans inventèrent des horloges qui marchaient à l'eau, au mercure, à la chaleur d'une bougie ou grâce à un poids. Haroun al-Rachid en 807, envoya un ambassadeur à la cour de Charles le Grand et lui offrit une horloge à eau, avec sonnerie.

Biologie
Ali Ben Abbas Andalous, fut le premier à découvrir les effets des contractions utérines et leur rôle dans l'accouchement. Des siècles avant Darwin, il émit des théories sur l'évolution et l'apparition des espèces en fonction du milieu.
Ebn Nafis fit un résumé du livre d'Avicenne "Canon" où il expliqua dans le détail la circulation sanguine dans les poumons. Un autre de ses livres est le "Al-Orjouzat fi Teb" qui est un résumé du livre d'Avicenne en vers.

La classification des sciences
Abou Nasr Mohamad Farabi (258-339) écrivit le " Ehssa-ol-Oloum " sur la classification des sciences, dont s'inspira Gondisalius, pour sa classification philosophique. Il écrivit aussi de nombreux livres sur la musique.

Histoire
Mohamad Ben Jarir Tabari rédigea un grand livre sur l'histoire de l'humanité.
Aboul-Hasan Massoudi décédé en 345 de l'hégire, rédigea son "Histoire de Massoudi" en trente volumes et d'autres livres sur l'astronomie et la géographie.

Source : Khamenei.ir
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