«Après la Révolution Islamique, le saint Coran a connu un nouvel essor et nous avons enregistré de bons résultats dans les domaines de lecture, de traduction et de commentaires. Cela a permis des progrès effectifs dans notre pays bien que ces activités soient encore insuffisantes», a précisé cet intellectuel iranien.
«Aujourd'hui, la corruption morale se répand à travers un simple portable et contamine un grand nombre de gens. Nous devons travailler plus sérieusement dans le domaine coranique, notre pays doit être le premier dans ce domaine et garantir ainsi sa défense et sa protection face aux assauts culturels.»
Makarem Chirazi, a critiqué les publications du saint Coran écrit par Osman Taha, et ses traductions : «Cette publication du saint Coran qui s'est développée grâce au soutien financier des autorités saoudiennes et qui est proposée pendant le pèlerinage, renferme de nombreuses erreurs. Une grande partie des erreurs vient d'une écriture qui n'existait pas à l'époque du Prophète (SAWA) et qui a été inventée par la suite. Ces erreurs sont à l'origine de faute de compréhension et d'interprétation, et doivent être corrigées. Il est temps que les Oulémas se réunissent pour régler ce problème.»
Le professeur de jurisprudence des centres d'enseignement islamique a fait allusion aux nombreuses erreurs des traductions coraniques : «Un traducteur coranique doit avoir, au moins une fois, fait un commentaire complet du saint Coran et suivi une formation complète dans les principes religieux et la jurisprudence. Il est nécessaire qu'il maîtrise aussi parfaitement l'arabe et la langue dans laquelle il veut traduire le saint Coran.»
«Dernièrement les wahhabites ont publié une traduction du saint Coran en persan, qui contient de nombreuses erreurs idéologiques. Ils ont mal traduit les versets sur la Welayat. Le ministère de la culture a le devoir d'empêcher les activités de ceux qui, volontairement ou non, remettent en question les principes évidents du Chiisme, dans leurs traductions», a souligné l’Ayatollah Makarem Chirazi.