Communément appelée fête du mouton, l’Aïd el Kébir est à quelques encablures. Etant un évènement important dans la vie des musulmans, l’on ne s’étonne pas alors de constater cette bousculade des pères de familles, des femmes ou musulmans tout court, qui entendent cerner tous les paramètres pour bien la passer.
Nous quittons le vacarme de la rue pour une tout autre ambiance, celle du ronronnement des machines à coudre à l’intérieur des bâtiments avoisinants. Dans un de ces ateliers, la lumière est tamisée, mais les professionnels de l’aiguille voient clair dans cette semi-pénombre. Ici, le temps est précieux, compte tenu des engagements pris par les couturiers. Donc, pas le temps de parler pour eux. « J’ai commencé à veiller depuis un mois à cause des nombreuses commandes », nous glisse Badara. Ses yeux rougis certainement par le manque de sommeil.
A Dakar, l’approche de la fête est matérialisée par ces innombrables bêtes qui meublent le décor de la ville. Tout espace susceptible de pouvoir abriter les moutons est assailli par les Peulhs et les Maures surtout qui y exposent leurs bêtes. Des foirails s’installent dans tous les coins de rues.