La continuité de la tradition musulmane s’est ainsi exprimée au cours de la résistance armée à l’invasion française de 1830, menée par les confréries religieuses après la reddition de la classe militaire ottomane.
«Bien que les Musulmans en Algérie soient adeptes d’un Islam majoritairement sunnite malékite (99%), ils n’en demeurent pas moins sous l’impulsion de chefs spirituels issus des nombreuses confréries qui ont vu le jour dans le pays au XVe siècle: Tidjaniya, Rahmaniya, Derqaoua, Qadiriya, Djazouliya, Senoussiya, etc.
Les maisons mères ou zaouïas datent également de cette époque, a indiqué l’historien algérien, en ajoutant que la zaouïa reste une véritable institution car c’est autour d’elle que s’ordonne un peu la vie de la région.
Lieu de prière, de Dikr (rituel de litanies particulières à chaque zaouïa, à chaque ordre religieux), on y dispense aussi un savoir religieux et, en premier lieu, l’apprentissage du saint Coran.
«C’est là aussi que se règlent les conflits, petits et grands, qui surgissent au sein de la communauté et que s’organisent les travaux communs dans les champs, etc. », a poursuivi Zemit.
La Constitution algérienne, à l’orée de l’indépendance, a défini «l’Islam, l’Arabité et l’Amazighité» comme « composantes fondamentales» de l’identité du peuple algérien et le pays comme «terre d’Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, méditerranéen et africain».
Depuis toujours, la loi fondamentale garantit à tous les citoyens une liberté de culte, malgré une certaine restriction pour les cultes autres qu’islamiques.
La communauté chrétienne catholique (très minoritaire) est répartie dans quatre diocèses: le diocèse d’Oran, de Laghouat, l’Archidiocèse d’Alger et le diocèse de Constantine (Hippone).
Il existe aussi une infime communauté juive en Algérie, notamment à Constantine, Tlemcen et Blida.
Le gouvernement octroie des financements aux mosquées, aux imams, et à l’apprentissage de l’Islam dans les établissements scolaires.
Depuis l’émergence de la déviance extrémiste dans les années 90, les pouvoirs publics algériens ont intensifié, pour la contrôler, le contrôle de l’enseignement religieux scolaire, des prêches dans les établissements religieux et interdit la distribution d’ouvrages religieux faisant la promotion de la violence.
Le Mawlid (anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed) se fête par des processions, des conférences et des récits sur la vie du Prophète. C’est, en Algérie mais aussi dans toute l’Afrique, une grande fête populaire faite de gaieté, de lumières et agrémenté par des chants religieux qui tiennent éveillés des quartiers entiers jusqu’à l’aube.
Source: APA