Colloque international : De la convivialité entre les cultures et les religions

8:54 - October 11, 2008
Code de l'info: 1695817
Tunis(IQNA)- Tunis abrite du 7 au 9 octobre courant un important colloque scientifique international sur le thème de la ‘’ La Convivialité entre les religions et les défis culturels internationaux contemporains’.
L’Université de la Zitouna (Institut supérieur de Théologie de Tunis) et la Fondation Konrad Adenauer organisent cette colloque dans lequel participent des professeurs émérites de Jordanie, du Liban, d’Egypte, du Maroc, de Tunisie, de France, d’Italie et d’Allemagne.
Comme a tenu à le signaler dès l’ouverture de la conférence M. Thomas Shiller, représentant régional de la Fondation Adenauer, le colloque de Tunis ambitionne de s’inscrire activement dans le débat qui se poursuit depuis une bonne vingtaine d’années et qui ‘‘probablement va encore interpeller les consciences dans les années qui viennent’’, celui tendant à la ‘‘mise en place de réseaux de communication des connaissances mutuelles en vue de venir à bout du mur de mépris et de rejet de l’Autre séparant les cultures et les religions’’.
Aussi, les deux Instituts organisateurs dudit colloque ont-ils choisi pour thème centraux ‘‘la convivialité : approches et faits historiques’’, ‘‘la convivialité entre les religions dans la société humaine et la paix internationale’’, ‘‘la convivialité entre les religions et la liberté religieuse’’, ‘‘la convivialité entre les religions et le phénomène de la violence dans le monde’’, et ‘‘la convivialité entre les religions et le phénomène de l’immigrations internationale’’.
Nous retiendrons ici quelques réflexions sur des questions cruciales telles que l’islam et l’Occident, la connaissance commune dans l’Andalousie tolérante, les effets de la mondialisation sur les relations entre les religions, et la convivialité dans le contexte des migrations en Méditerranée.
La relation entre l’islam et l’Occident, est-ce un rapport conflictuel ou de coexistence ? La question semble être née du concept idéologique exprimé par ‘‘le conflit des civilisations’’ qui considère que l’islam constitue une menace, voire un danger, pour l’Occident, fait qui a fermé la voie à une approche objective et saine quant à la position de l’islam dans son acception juste et authentique dans la compositions avec l’Autre, et qui, donc, a livré une idée erronée sur l’islam et empêché toute appréhension du monde musulman et de la civilisation musulmane. D’où l’impératif de démontrer que l’islam est la religion de la diversité et du pluralisme. L’on déplore, de ce fait, que la majorité écrasante des chercheurs occidentaux confondent l’islam avec quelques mouvements extrémistes et brossent leurs thèses sur un tel amalgame, sans tenir compte du rôle joué par l’islam dans l’édification de l’Europe des Lumières et de la Renaissance, pour s’appuyer sur des données négatives tels les événements du 11 septembre.
Cette fausse image prêtée à l’islam par les partisans du ‘‘conflit des civilisations’’ se trouve confortée par les mouvements extrémistes qui rejettent (ou attribuent à l’islam ce rejet de) toute forme de diversité culturelle, œuvrant par là à faire table rase de tant de siècles d’échanges entre l’Orient et l’Occident, entre l’islam et les autres cultures.
Cette approche du Pr. Naji Raja de l’Institut d’Etudes sur les religions et les cultures (Université Pontificale Grégorienne – Rome) préconise :
- l’identification, en toute objectivité, des obstacles réels empêchant la coexistence pacifique entre Musulmans et Occidentaux ;
- la reconnaissance des erreurs et des dépassements commis et empêchant des rapports sains et pacifiques entre les uns et les autres ; et la reconnaissance, par les Etats et les sociétés occidentales, que l’islam est une religion ayant sa place dans les instances internationales, et que les Musulmans sont des citoyens de fait.
Source: webmanagercenter
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