Tout comme pour le Hadj 2007, la communauté musulmane marque sa satisfaction pour l’organisation du Hadj 2008. Le vol zéro est déjà parti avec les organisateurs pour préparer le terrain afin que le premier départ, prévu pour le 11 novembre prochain, soit bien accueilli.
Avant ce vol, le Cheick Aboubacar Fofana, à la tête d’une forte délégation de leaders musulmans, et les futurs pèlerins sont allés dire merci au Président Gbagbo. La cérémonie a eu lieu hier en fin de matinée au Palais présidentiel. Le Cheick, qui est intervenu au nom de ses co-religionnaires, est revenu sur le souhait de la communauté d’avoir un office ivoirien du Hadj et de la Oumra. Répondant à cette doléance le Chef de l’Etat a indiqué que s’il traîne, c’est parce qu’il réfléchit. Il prend le temps de demander à ses conseillers ce qu’il est bon de faire. Il a rappelé qu’en 2005, 200 candidats au Hadj n’ont pu se rendre à la Mecque du fait de la mauvaise organisation. En 2006, c’était la catastrophe. Le pèlerinage n’a pas du tout eu lieu.
Et c’est grâce à la direction des cultes que les choses se sont mises en ordre. Ainsi, a-t-il indiqué, si tout se passe bien, au retour des pèlerins, l’organisation du Hadj pourrait revenir à la communauté musulmane. Et une décision sera arrêtée en ce qui concerne le problème de l’office du Hadj. « Pour que plus tard si nous ne sommes plus là, le Hadj continue d’être organisé normalement ».
Le Chef de l’Etat a, en outre, demandé aux candidats au Hadj d’avoir un comportement exemplaire en Arabie Saoudite afin de ne pas brouiller les relations diplomatiques qui existent entre ce pays et la Côte d’Ivoire. Il a confié ses hôtes à l’ambassadeur de la Côte d’Ivoire en Arabie Saoudite, Hamsa-Sallah, et à l’ambassadeur du royaume d’Arabie Saoudite en Côte d’Ivoire, Jamal B. Balkhoyor.
Ceux-ci devront veiller à ce que le séjour des Ivoiriens en terre sainte se déroule dans les meilleures conditions. Le Chef de l’Etat a par ailleurs offert 5 millions de francs à ses hôtes après leur avoir dit qu’il suspendait sa tournée dans les régions musulmanes du fait de leur absence. Par respect pour la religion.
En effet, la période du Hadj est un temps de pénitence, de recueillement. Dans l’attente du retour des pèlerins, les manifestations publiques et grandes effusions de joie sont interdites.
Source: Abidjan