C’est fort de ce constat que Amnesty International appelle à «mettre un terme aux attaques illégales et répondre aux besoins urgents de la population de Gaza».
Lien recommandé Trois jours après le début de l’offensive israélienne sur la bande de Gaza, qui a fait plus de 300 morts du côté palestinien, les réactions de condamnation de demande d’arrêt des hostilités fusent de partout. La dernière en date est celle d’Amnesty International. Dans un communiqué daté d’hier lundi 29 décembre 2008, Amnesty International appelle à «mettre un terme aux attaques illégales contre des zones d’habitation densément peuplées, attaques qui ont fait plus de 300 morts palestiniens depuis le 27 décembre et répondre aux besoins urgents de la population de Gaza».
Selon l’organisation internationale de défense des droits de l’homme, «Ce terrible bilan risque encore de s’alourdir en raison de l’absence de moyens pour soigner les centaines de blessés. Le secteur de la santé à Gaza, qui manque déjà d’équipements, de médicaments et de personnel qualifié en temps normal, est encore affaibli par le long blocus israélien. Il est aujourd’hui complètement débordé et incapable de faire face à un tel afflux de victimes,» précise le document.
C’est pourquoi Amnesty demande à Israël d’autoriser les blessés à aller se faire soigner dans les hôpitaux israéliens et les hôpitaux palestiniens de Jérusalem-Est et du reste de la Cisjordanie. Au même moment, les autorités égyptiennes aussi sont invitées à ouvrir leurs hôpitaux aux personnes ayant besoin de soins non disponibles à Gaza, et à veiller à ce que leurs garde-frontières ne recourent pas de manière excessive à la force contre les populations qui fuient les bombardements.
Pour cela, il faudrait que, l’administration de fait du Hamas(Mouvement de la résistance islamique) aussi veille à ce que ses forces de sécurité et ses milices ne gênent ni n’empêchent en aucune circonstance le passage des blessés ou des autres patients qui essaient de quitter la bande de Gaza ajoute la même source.
Pour ce qui est de l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza, Amnesty International décrie la quantité d’aide et de vivres réellement autorisée à entrer sur ce territoire ces derniers mois qui ne représente qu’une infime partie des besoins. «Il est absolument inacceptable qu’Israël continue de priver délibérément 1,5 million de personnes de nourriture et d’autres denrées de première nécessité. Il faut immédiatement mettre un terme à cette politique, qui ne saurait trouver aucune justification d’ordre sécuritaire ou autre,» dénonce l’organisation qui poursuit qu’Israël doit permettre au personnel des organisations humanitaires internationales et des organisations de défense des droits humains de se rendre à Gaza immédiatement et en toute sécurité.
Source: sudonline