Depuis vendredi, heureux de se retrouver pour ce qu'ils considèrent comme un «petit pèlerinage», des fidèles, hommes d'un côté et femmes de l'autre, écoutent attentivement les discours dans la salle de conférence du parc d'expositions. D'autres se pressent avec effervescence dans le salon de Gedis, organisé par la maison d'édition éponyme.
Au beau milieu d'une allée, Ahmed Naim hèle les visiteurs pour récolter des fonds afin de financer la construction de la nouvelle mosquée de Mulhouse. «Ici, cela rappelle un peu le pèlerinage. On rencontre des gens qu'on n'a pas l'occasion de voir ailleurs», explique le membre de l'Association des musulmans d'Alsace (Amal). Pour M'Hamed Ed-Dyouri, directeur du collège privé musulman Education et savoir de Vitry-sur-Seine(Val-de-Marne), c'est «un lieu de convivialité».
Soumeya, 19 ans et étudiante en médecine à l'université de Créteil, se rend au rassemblement annuel des musulmans de France depuis qu'elle a 4 ans. Comme cette jeune femme, de nombreux enfants et adolescents y accompagnent leurs parents. Et les organisateurs sont aux petits soins pour eux.
Croisé dans l'exposition sur la vie du Prophète Mahomet, Rachid Mellouk, 35 ans, de Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), dit s'être déplacé pour «faire découvrir la religion à(ses) deux enfants». Idem pour le Strasbourgeois Youssef, 28 ans, et sa femme Nelly, 25 ans, française d'origine vietnamienne et convertie à l'islam. «Je suis né dans l'islam, mes enfants aussi. Je veux leur inculquer certaines valeurs», souligne le jeune père de famille.
Pour entretenir ou enrichir leur spiritualité, les fidèles ont des salles de prière à leur disposition et peuvent assister à différentes conférences centrées sur le thème «La religion dans nos sociétés modernes: des valeurs à partager, des spécificités à assumer».
Jusqu'au jour de clôture de cette rencontre de l'UOIF, des tables rondes doivent avoir lieu sur «L'éducation des jeunes et la morale», «La crise financière: une approche islamique» et «L'apport de la civilisation musulmane à l'humanité».
Source: dna.fr