Les musulmans du Valenciennois réunis dans une soirée riche d'enseignement

16:23 - April 19, 2009
Code de l'info: 1766877
France(IQNA)- La sixième fête des musulmans du Valenciennois a été organisée une fois de plus à la Salle Baudin de Denain.
Près de 500 personnes, dont beaucoup de jeunes, se sont réunies dans une ambiance qui a oscillé entre religion et festivités. Une soirée riche d'enseignement pour tout le monde.
La religion musulmane est très vivace, touchant aussi bien les anciens que les jeunes, et une soirée comme celle suffit à le comprendre.
Lahsen Bihya, organisateur et membre du conseil d'administration de la mosquée d'Escaudain, rappelle que cette fête a toujours existé. «C'est relancé aujourd'hui car cela répond à une attente de la communauté. D'où une partie festive et une partie discours sur des thèmes d'actualité comme l'éducation et l'investissement citoyen.» En effet, la soirée s'est partagée entre discours très sérieux et spectacles.
Le cheikh Ahmed Jaballah, président de l'Institut européen des sciences humaines, Hassan Iquioussen, président de la mosquée d'Escaudain et Amar Lasfar, président du Comité régional du culte musulman Nord, Pas-de-Calais sont intervenus. Les orateurs ont parlé de l'éducation à l'Islam, de l'identité musulmane, rappelé les bases d'une vie selon les principes des Prophètes, comme la modération, la volonté ou la connaissance des textes qui évite justement de dévoyer les bases, «certains, par absence de compréhension tombent dans une sorte d'exagération, loin du juste milieu», a dit le cheikh Jabalah. Ils ont parlé devant une assemblée très à l'écoute.
Pour Lahsen Bihya, il y a «une envie de comprendre la religion. Mais cela passe par la maîtrise de l'arabe.» Rappelons que l'arabe dialectal, parlé tous les jours, et bien différent de celui employé dans le Coran. «Les musulmans voudraient parfaire la langue et les Français convertis aimeraient avoir des bases, ajoute l'organisateur. Nous avons assez de mosquées dans le Valenciennois, mais il nous manque des locaux pour travailler dans des conditions idéales pour les enfants. Or, ce qui permet de maintenir l'arabe en France, c'est l'accès au texte.»
Source: mosquee-escaudain
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