Dans une communication au quatrième jour des travaux de l'université d'été consacrée à la communauté nationale établie à l'étranger, le président du Haut conseil islamique(HCI), M. Cheikh Bouamrane a souligné que le comportement d'un musulman envers les adeptes d'autres religions doit être fondé sur le bon traitement.
Cela, a-t-il estimé, requiert "une idéologie du dialogue ouvert et fraternel qui permet à ses parties de converger sur plusieurs questions relatives à l'humanité" en vue de la hisser au plus haut niveau.
Le président du HCI a également souligné que tous les musulmans doivent propager l'esprit de tolérance, mettre les différends de côté et rejeter la théorie du “choc des civilisations” qualifiant celle-ci d'"erronée et infondée".
Dans ce sens, M. Bouamrane a mis en exergue le rôle des imams activant à l'étranger qui, a-t-il souligné, doivent assumer la responsabilité de faire connaître la religion musulmane à travers les prêches religieux sur les valeurs prônées par l'Islam.
Evoquant la place qu'occupe l'Islam en Algérie depuis l'ère coloniale, M. Bouamrane a souligné le rôle des musulmans dans la préservation des valeurs de l'islam au moment où le colon tentait d'effacer l'identité arabo-musulmane du pays, citant plusieurs personnalités qui ont veillé à inculquer les valeurs de l'Islam aux algériens tels l'Emir Abdelkader et Cheikh el Haddad et concilié entre l'épée, la plume et soulignant les dimensions de la campagne virulente menée contre l'Islam, le penseur et président de la Conférence mondiale des religions pour la paix (CMRP), M. Ghaleb Bencheikh a précisé que "la question de l'Islam n'a jamais été évoquée avec autant d'ardeur et de diversité", ce qui, a-t-il dit, "laisse la porte grande ouverte devant les opposants et approbateurs, chacun avec son argumentation".
Dans ce contexte, l'animateur de l'émission "l'Islam en France" de France2 a mis l'accent sur la nécessité de faire preuve de vigilance envers certaines voix qui "se sont érigées en porte-parole officiel de l'Islam sans toutefois avoir les moindres notions sur cette religion donnant ainsi une image sombre et négative aux autres qui se sont empreints d'un sentiment appelé “islamophobie".
Pour changer cette image "tous les musulmans avec à leur tête les penseurs et intellectuels doivent apprendre à écouter l'autre et à répondre aux dépassements qui surviennent de temps à autre avec intelligence, loin de l'extrémisme", a ajouté M. Bencheikh.
Le chercheur a, par ailleurs, abordé le rôle de propagation et de défense de l'Islam, qui incombe aux établissements islamiques de jouer dans les capitales internationales qui comptent un nombre important de musulmans, citant l'exemple de la France qui connaît une forte présence de musulmans.
Dans ce même ordre d'idées, il a souligné que le rôle de prise de conscience des membres de la communauté musulmane "ne doit pas se limiter à la Mosquée de Paris mais doit se généraliser à l'ensemble des établissements accrédités qui sont en contact avec les membres de la communauté".
Source: elmoudjahid