Le développement des recherches coraniques après la victoire de la Révolution

13:04 - July 31, 2009
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Téhéran(IQNA)- Nous avons assisté après la Révolution, à un essor dans le domaine des publications coraniques, sur des sujets très divers et pour toutes les tranches d’âge.
L’Hojat-ol-islam Seyed Mohamad Ali Ahmadi Abhari, né dans une famille de religieux en 1959, est le fils de l’Hojat-ol-islam Seyed Noor-o-din Abhari, élève de l’Imam Khomeiny, et le petit de l’Ayatollah Seyed Shams-o-din Abhari, élève de l’Ayatollah Ozm'a Ha’eri, du centre d’enseignement islamique de Qom. Il obtient une licence de Droit en 1979, au centre des hautes études de Qom, dépendant de l’université de Téhéran. Entré au centre islamique de Qom en 1980, il étudie auprès des professeurs comme Mohaghegh Damad, Mahfuzi, Makarem Chirazi, Salehi Mozandarani, et d’autres professeurs réputés de cette ville. Poursuivant en même temps ses études à l’université de Droit et de sciences politiques de Téhéran, il obtient un doctorat de droit pénal et de criminologie, et devient sur l’ordre de l’Hojat-ol-islam Nategh Nouri, jusqu’en 2007, directeur de la bibliothèque du Parlement islamique.
Il est l’auteur de nombreux travaux sur les sciences islamiques, comme «L’islam et la défense sociale», «Biographie du cheikh Agha Bozourg Téhérani», «Le but de la religion dans la vision de Chatebi», et «Les droits des prisonniers en islam».
Il poursuit aussi des activités dans le domaine de la calligraphie et organise en 2000, la première exposition de calligraphie à la bibliothèque du Parlement. Membre de l’Association mondiale des bibliothécaires, il collabore après la Révolution, aux travaux du centre d’enseignement islamique de Qom, du centre culturel des relations islamiques, du corps des Gardiens de la Révolution, du Centre mondial des Ahl-ul-Bayt et du centre de recherche du Bureau de propagande islamique.
Voici quelques extraits d’une interview accordée à l’Agence internationale de presse coranique(IQNA) par L’Hojat-ol-islam Abhari
-Monsieur Abhari, pouvez-vous nous parler des progrès de la publication et des travaux coraniques après la Révolution islamique ?
-Abhari: Après la victoire de la Révolution islamique, nous avons assisté à un développement très important et inattendu, des publications coraniques. Les statistiques faites dans ce domaine sont très édifiantes. Avant la Révolution, il n’y a avait aucun travail dans ce domaine, seules quelques revues islamiques existaient comme le Maktab islami, et quelques livres coraniques très épars, et de très faible qualité. Bien entendu, il ne faut pas négliger les œuvres du martyr Mottahari et d’autres penseurs de cette époque, mais les travaux étaient tout à fait insuffisants. Après la Révolution, des prix littéraires ont été organisés par le gouvernement pour encourager les productions coraniques et des soutiens ont été accordés aux écrivains et aux maisons d’éditions, pour augmenter les productions.
-A votre avis, est-ce que les progrès sont satisfaisants ou existe-t-il encore des domaines où il faut travailler, et quelles sont les aptitudes de la nation iranienne?
-Abhari: Je pense que dans le domaine des maisons d’impression, des centres d’enseignement coranique et de la publication des œuvres coraniques, notre pays a beaucoup de possibilités et peut encore progresser. Nous devons encourager les chercheurs à travailler dans le domaine coranique et produire des œuvres de meilleure qualité et au niveau international. Le Centre gouvernemental des relations culturelles et islamiques a des représentations dans environ 60 pays. Dans les activités coraniques qui sont la base des recherches en sciences islamiques, et qui sont très limitées dans le monde, nous devons investir davantage. L’Iran islamique doit utiliser ses possibilités et travailler au niveau mondial, surtout dans le domaine de la publication de livres coraniques.
-Quel avenir voyez-vous pour la publication des œuvres coraniques et l’influence de la République islamique ?
-Abhari: Les travaux de traduction des auteurs iraniens doivent tenir compte des besoins, ainsi que la production des travaux coraniques. Pour développer le niveau des lecteurs, il faut reconnaître les défauts qui existent et les différences de points de vue. Cela aidera au développement de la production et de la publication des travaux coraniques, au niveau qualitatif et quantitatif.
-Quelle est votre estimation des travaux actuels de production et de publications coraniques ?
-Abhari: Si nous arrivons à avancer selon ces directives, nous atteindrons sans aucun doute, un niveau très élevé. Nous avons bien commencé mais la situation n’est pas satisfaisante. Nous avons actuellement des dizaines de chercheurs dans les centres d’enseignement islamique et les universités, qui doivent être utilisés pour permettre des progrès plus rapides.
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