Seyed Mohamad Bagher Sadr a laissé de nombreuses œuvres dans le domaine juridique, historique, coranique et politique, et a éduqué de grands religieux. L’imam Khomeiny a, dans un de ses discours, souligné l’importance de ce grand savant dont « les œuvres doivent être étudiées par tous les musulmans ».
L’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) s’est entretenue avec l’Hodjat-ol-islam Heidar Hobollah, membre du Conseil pour le rapprochement des écoles islamiques, sur les particularités de ce grand religieux.
« Une des particularités de Seyed Mohamad Bagher Sadr est l’organisation parfaite de sa pensée, et ses méthodes modernes de réflexion. Une autre particularité est l’application de ses pensées qui lui a permis de sortir d’un cadre théorique pour se consacrer à des activités sociales et aux besoins de sa société. L’Ayatollah Sadr avait réussi à entamer une discussion avec les jeunes mais aussi avec les intellectuels et les chercheurs contemporains. Il avait réussi à contrôler la communauté islamique avec bonté et dans le plus grand souci, car la particularité d’un dirigeant islamique est la patience », a-t-il dit.
Interrogé sur les motivations de l’Ayatollah Sadr, dans la rédaction d’un commentaires par sujets, plutôt qu’un commentaire classique, Heidar Hobollah a déclaré que son souci des réalités et de répondre aux questions du monde contemporain, était sa principale motivation.
Le rédacteur en chef du journal «نصوص معاصرة» , a ajouté qu’une réflexion individuelle n’était pas suffisante et qu’il était nécessaire de repérer les problèmes, de proposer des questions et d’en trouver les réponses dans le Coran, en ne se limitant pas au texte et à de simples questions de compréhension textuelle.
« L’ayatollah Sadr a tenté de prendre un chemin différent, une voie indispensable pour alimenter la pensée révolutionnaire. L’Ayatollah sadr ne considérait pas les versets comme dissociés les uns des autres mais comme un ensemble qui permet une vision d’ensemble sur un sujet précis. La réussite de l’Ayatollah Sadr vient du fait qu’il a réussi à ouvrir une nouvelle voie dans le commentaire coranique grâce à ses efforts pour trouver les sens coraniques relatifs à un sujet précis, et spécialement dans le réveil des mouvements islamiques. Mais ses travaux ont été trop limités pour nous permettre de comprendre s’il a réussi dans son objectif ou non. Cette méthode n’est pas très visible dans ses libres de jurisprudence ou les autres livres qu’il a rédigés, par exemple, dans la discussion au sujet «Ta’aroz », dans les principes juridiques, il évoque l’idée que le mot « Ta’aroz » signifie une contradiction avec l’esprit du Coran, cette idée est très importante et a des conséquences très larges, mais est peu utilisée dans les livres de jurisprudence de l’Ayatollah sadr.
Le professeur Hobollah a poursuivi ses études dans la ville de Sour au Liban, au centre d’enseignement islamique «المدرسه الدينيه» et a suivi les cours des Ayatollah Cheikh Mohamad Taghi et Cheikh Mofid Faghi. En 1992, il vient en Iran pour suivre les cours de jurisprudence supérieure de l’Ayatollah Seyed Mahmoud Hachemi Chahroudi, les cours de principes de l’Ayatollah Vahid khorasani, les commentaires coraniques de l’Ayatollah Djavadi Amoli, et les cours de règles de jurisprudence du cheikh Bagher Irvani qui était un ancien élève de l’Ayatollah Sadr.
Membre du comité de rédaction de l’encyclopédie de jurisprudence islamique, il devient en 2007, rédacteur en chef du journal «المنهاج», publié à Beyrouth, et d’autres journaux, «أصداء»
, «فقه أهل البيت»,«ميقات الحج», puis en 2005, il devient responsable du journal spécialisé dans la traduction des recherches iraniennes : «نصوص معاصرة» sous la direction de l’Ayatollah Abdol Hadi Fazli, puis publie en 2006, la revue
الاجتهاد والتجديد, spécialisée dans les questions de jurisprudence contemporaine, qui parait à Beyrouth, et traduit enfin le livre sur « l’intellectualisme religieux » en arabe.
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