Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique, lors d’une interview avec Dombia Abdolaziz, représentant de la Côte d’Ivoire dans la récitation du Coran aux 27èmes compétitions internationales du Coran à la salle des conférences des chefs d’Etat des pays islamiques, ce dernier a aussi déclaré que si les musulmans chiites ou sunnites avaient une autre phrase pour leur soumission à Dieu, il y aurait la place pour discuter des différends mais maintenant que tout le monde est en accord sur cette phrase, insister sur les différends n’a pas de sens sauf de créer des dispersions entre les musulmans, ce qui n’est pas en faveur de l’Umma.
Il a ajouté : « Tous les êtres humains sont différents concernant la conviction et le comportement mais l’important est de considérer les points communs. En réalité, quand on parle de l’islam, le sujet qui doit être considéré est le Coran. Tous les musulmans doivent considérer le Coran comme leur guide commun et avancer aves les hauts commandements de ce Livre.
Le représentant de la Côte d’Ivoire aux compétitions internationales du Coran en Iran a insisté sur le fait qu’en réalité, ces compétitions étaient une opportunité pour les participants musulmans des différentes écoles de se connaître et puisque ces récitants et personnes mémorisant seront dans les années à venir des maîtres en sciences islamiques dans les centres religieux de leur pays, la connaissance des autres pensées, des convictions et des fidèles des autres écoles islamiques peut préparer les domaines de l’unité de la société islamique. Pour lui, les penseurs musulmans dans le monde doivent à la place de chercher des défauts dans les pensées des autres musulmans, chercher les points communs et créer ainsi une Umma unique.
Abdolaziz Dombia, quatrième lors des compétitions de la mémorisation entière du Coran en Egypte, en soulignant le niveau et la qualité de l’arbitrage de cette édition des compétitions, a précisé : « Pour participer à des compétitions coraniques, j’ai voyagé en Egypte et en Arabie saoudite mais c’est la première fois que je viens en Iran et le niveau est excellent. La qualité de l’arbitrage et les modalités de l’organisation m’ont émerveillé. »
Ce diplômé de la faculté des sciences coraniques d’Arabie saoudite a expliqué que le manque de traducteurs était un des principaux problèmes de cette édition des compétitions et que malheureusement, la plupart des personnes rendant service aux participants parlaient en persan et ne savaient ni l’arabe ni le français. La personne qui l’a accueilli à l’aéroport ne savait pas l’arabe et ce problème l’a perturbé ainsi qu’un certain nombre de participants. Il espère que dans les années à venir, ce problème soit résolu et qu’ainsi les participants ne soient pas perturbés.
A la fin, il a exigé que des arbitres noirs africains soient parmi la délégation des arbitres et a déclaré : « Dans les pays africains comme le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, il y a des cheikhs qui maîtrisent bien la récitation et la mémorisation totale du Coran. L’utilisation de ces maîtres parmi les délégations d’arbitres peut augmenter les motivations des participants noirs africains. »
Abdolaziz Dombia, considéré comme un maître du Coran en Côte d’Ivoire, a expliqué que pour son élection pour participer dans les compétitions internationales du Coran en Iran, chaque année, des compétitions du Coran sont organisées en Côte d’Ivoire pour les garçons au niveau national et qu’il participe comme arbitre. Cette année, une délégation de l’association Ahl ol Bayt était présente dans la salle pendant les compétitions et l’a invité à réciter, en tant que récitant honoraire, quelques versets du Coran. Cette récitation a été appréciée par les membres de l’association et après avoir passé quelques étapes administratives, il a pu participer comme représentant de la Côte d’Ivoire dans ces compétitions en Iran.
Ce représentant de la Côte d’Ivoire ayant une licence en science coranique et en récitation du Coran ne peut participer comme simple compétiteur dans les compétitions internationales de Côte d’Ivoire et souvent, il prend la charge de l’arbitrage des compétitions mais cette année, en raison de l’approbation des participants et de la délégation de l’Ahl ol Bayt, il a pu participer comme représentant de la Côte d’Ivoire dans les compétitions internationales du Coran en Iran.
La 27ième édition des compétitions internationales du Coran est organisée du 9 juillet au 14 juillet 2010 avec la présence de représentants de 60 pays. 43 personnes mémorisant la totalité du Coran et 50 récitants de pays comme le Nigéria, la Suède, le Liban, la Hollande, le Qatar, la Libye, l’Algérie, le Koweït, Oman, les Emirats Arabes Unis, l’Irak, l’Australie, l’Angleterre, la Malaisie, la Tunisie sont réunis dans la salle des conférences des chefs d’Etat des pays islamiques à Téhéran.
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