Tel-Aviv interdit aux musulmans palestiniens l’accès à la mosquée d’El-Qods

15:59 - August 28, 2010
Code de l'info: 1982307
Palestine(IQNA)- Les services de sécurité israéliens ont envahi, hier, l’esplanade des Mosquées d’Al-Aqsa pour le troisième vendredi consécutif depuis le début du mois de Ramadan, occupant toute la partie orientale d’El-Qods, a rapporté l’APS.
Plus de 2 000 éléments des services de l’ordre israéliens ont été déployés dans et autour de l’esplanade pour empêcher les fidèles palestiniens d’accomplir leur devoir religieux.
Ce n’est pas la première fois que les autorités sionistes interdisent l’accès à ce lieu de culte aux fidèles palestiniens âgés de moins de 50 ans pour les hommes et moins de 40 ans pour les femmes.
Officiellement, Israël justifie cette interdiction par la peur de l’organisation de manifestations anti-israéliennes après la fin de la prière de vendredi qui regroupe des milliers de fidèles palestiniens au niveau de ce site qui se trouve dans la Vieille Ville, dans le secteur oriental d’El-Qods.
Le site abrite le dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa. Mais pour les Palestiniens, il s’agit d’une politique que l’Etat hébreu a adoptée dans sa tentative de judaïser tout El-Qods dont la partie est demeure toujours occupée par Tel-Aviv depuis 1948.
Le bouclage de l’esplanade des Mosquées d’El-Qods intervient au moment où le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a affiché son intention de diriger personnellement les négociations directes de paix, qui vont reprendre le 2 septembre à Washington, privilégiant les rencontres régulières en tête-à-tête avec le président palestinien Mahmoud Abbas.
M. Netanyahu a proposé des rencontres en tête-à-tête «deux fois par mois» avec
M. Abbas, après l’ouverture des négociations directes, selon des sources gouvernementales israéliennes, citées par l’AFP.
«Des négociations sérieuses au Proche-Orient nécessitent qu’elles se fassent directement, discrètement et de façon continue», a précisé le Premier ministre. Ces négociations porteront sur un règlement final du conflit, alors que des divergences fondamentales entre Israéliens et Palestiniens ont empêché de parvenir jusqu’à ce jour à un règlement, après dix-sept années de pourparlers. Les désaccords portent sur tous les grands dossiers : le futur Etat palestinien, ses frontières et ses pouvoirs, le sort des colonies en Cisjordanie occupée, Jérusalem-Est et le règlement de la question de réfugiés palestiniens de 1948.
Source: latribune-online
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