Le bureau d’information des Centres d’enseignement islamique a annoncé que l’Ayatollah Djavadi Amoli, dans son cours hebdomadaire de morale islamique, le 31 septembre 2010, avait abordé la question du déclin des sociétés et précisé que l’oubli de la recherche de justice, le péché des adultes et la rébellion des jeunes, et un discours hypocrite ou entaché de mensonges, étaient les principales raisons du déclin des sociétés.
« L’éthique fait partie des sciences humaines et ne peut avancer sans une connaissance précise de l’être humain, elle fait aussi partie, à cause de cette particularité, de la philosophie divine et nécessite une vision spéciale du monde.
Ceux qui ont une connaissance limitée et matérialiste de l’être humain et du monde, considèrent la morale comme relative et l’objet d’un consensus. L’être humain, musulman ou athée, dans le combat avec la mort, est victorieux car par la mort, il est soit bienheureux est au Paradis, soit malheureux et en enfer.
La morale permet de se préparer à ce voyage après la mort, où nous sommes « vivants » et où nous avons encore besoin, car aucune preuve du contraire n’existe, de nourriture, de vêtements et d’abri. Dans le monde, ces besoins sont assurés par une série de relations et de règles, mais dans l’au-delà ce n’est pas la même chose et là, seule la morale est l’assurance de ces besoins.
Dans la parole 233 du Nahjol Balaghe, l’Imam Ali (AS) déclare que la langue est au service de la science, et qu’elle est silencieuse et impuissante en cas d’ignorance. Par conséquent plus la connaissance augmente, plus la parole est étendue, et comme la science des Ahl-ul-Bayt (AS) est divine et infinie, les Ahl-ul-bayt (AS) sont dons les maitres du discours. Cette maitrise consiste en l’éloquence d’une part, comme nous le voyons dans le Nahjol Balaghe et les autres discours des Ahl-ul-bayt (AS), et concerne d’autre part la science du discours c'est-à-dire où, quand, avec qui et comment parler. Ceux qui n’arrivent pas à maitriser leur langue tomberont dans des excès et des défauts, contrairement à ceux qui en ont la maitrise. Il n’est pas nécessaire de parler partout et sur tous les sujets, la maitrise de la langue est le premier pas dans l’initiation morale mais il faut aussi être maitre de ses yeux et de ses oreilles », a déclaré l’Ayatollah Djavadi Amoli.
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