La propagande de la nudité est un manque de respect envers la femme

14:08 - April 04, 2011
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Téhéran(IQNA)- Le rôle des femmes dans l'ancienne civilisation libanaise n'était pas très important et leur niveau d'instruction était très faible.
Nahid Masha'i, professeure à l'université de Machhad et auteure d'un article sur "l'imam Moussa Sadr et le rôle de la femme dans la société libanaise", a déclaré dans un entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) que les livres d'Histoire parlaient de gens célèbres au Liban et particulièrement dans la région chiite de Djabal Amel.
"Le rôle des femmes dans l'ancienne civilisation libanaise n'était pas très important et leur niveau d'instruction était très faible. Cependant jusqu'au XIXème siècle le vêtement des femmes musulmanes et chrétiennes était un vêtement très pudique comme l'a signalé le sociologue Philippe Hati.
Ce vêtement est resté en vigueur dans les villes sous forme de tchador et dans les villages avec les tenues traditionnelles jusqu'au début du XXème siècle et a disparu peu à peu, même dans les milieux chiites, avec la Révolution culturelle et les pressions de la guerre mondiale.
Avec l'arrivée de l'imam Moussa Sadr au Liban, les choses ont changé, car il considérait la propagation de la nudité non comme une libération, mais comme un asservissement sexuel des femmes et une offense à leur égard.
Dans son article «Al Islam val Mira'at» et sa préface du livre sur Fatemeh Zahra (SA) d'Adib Katani, il présente avec finesse les contradictions qui existent dans la société sur la situation des femmes et les divergences qui existent entre les idées contemporaines et les enseignements islamiques.
Pour lui l'Hidjab islamique n'est pas un moyen de dénigrer ou d'isoler les femmes, comme cela est de coutume dans certains pays, mais une arme pour empêcher que l'exhibitionnisme qui est naturel dans une certaine mesure chez la femme, ne devienne une pratique courante et l'empêche de développer ses autres aptitudes, l'oblige à perdre son temps et prive la société des bienfaits de la maternité et d'une éducation correcte de la jeune génération.
L'imam Moussa Sadr accordait une grande importante à l'éducation des femmes et des filles libanaises, et considérait que la pornographie qui était pire qu'un simple abandon du vêtement islamique, était un grand problème pour la société libanaise.
Dans un article qu'il rédigea après un an de recherches, il écrit : "Après un an de recherches, je me suis rendu compte que les racines de ce problème était l'analphabétisme et l'absence d'éducation morale et religieuse. J'ai compris que la première étape était une éducation intellectuelle et morale, et nous avons commencé avec un appel à la participation des femmes aux activités du centre caritatif «Birr va Ihsan».
Leur participation aux activités du centre a développé chez elles un sentiment d'humanité qui les a éloignées des questions de mode et d'apparence, et leur a montré qu'il était possible d'avoir une personnalité intéressante en dehors de ces domaines. Les femmes ont été invitées à travailler dans deux autres centres créés par l'imam Moussa Sadr, l'école des orphelines et le centre d'enseignement des infirmières.
Ces centres étaient dirigés par la sœur de l'imam Moussa Sadr qui est encore active au Liban. L'imam créa aussi une école de formation artisanale pour les femmes et des centres d'alphabétisation. Actuellement 90% des femmes chiites au Liban, portent le vêtement islamique, qui est de vigueur spécialement dans les régions du Hezbollah", a-t-elle expliqué.
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