Salar Manafi Anari, professeur d'anglais à l'université Tabataba'i, lors de la réunion d'étude des traductions coraniques le 2 mai 2011, au siège de l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que la traduction avait trois étapes et que la plus importante était la transmission exacte du sens du texte initial.
"La lecture du texte a aussi trois étapes celle de la lecture, de la traduction et du contrôle, en évitant toute ingérence personnelle surtout dans les textes religieux comme le Coran. C'est une des raisons pour laquelle le Prophète (AS) est considéré comme n'ayant suivi aucune instruction qui aurait pu l'influencer dans la transmission du message et de la Révélation. Cependant la traduction du Coran qui est un livre "divin", diffère des autres traductions. La "présence divine" dont a parlé Seyed Hossein Nasr, ne peut être "transmise" dans une traduction qui reste malgré tout une œuvre humaine", a-t-il dit.
Hossein Mollanazar, docteur et spécialiste des travaux de traduction à l'université Varwick, en Angleterre, et professeur à l'université Tabataba'i, a déclaré quant à lui, qu'un des droits de l'homme aujourd'hui, est que les gens aient tous accès au Coran.
"Si les religieux chiites ont autorisé la traduction du Coran, ils n'ont fait que respecter la volonté et la qualité divine de miséricorde et c'est un devoir pour tous les musulmans de travailler à la présentation des vérités de l'islam. Dieu protège le Coran, même des traductions imparfaites ne peuvent lui porter atteinte.
Cela diffère de la question de la traduction des évangiles qui sont considérées comme l'évangile, alors que ce n'est pas le cas pour les musulmans", a-t-il précisé.
Mohamad Djavad Gohari qui participait à cette réunion et qui est professeur à l'université d'Oxford et traducteur coranique, a insisté sur la nécessité de la traduction du Coran qui se présente comme un livre adressé à toute l'humanité.
"Bien entendu ces traductions ne dispensent pas les musulmans d'apprendre l'arabe, si l'hébreux est encore enseigné aujourd'hui, c'est grâce au juifs orthodoxes qui estiment que la bible doit être lue dans la langue initiale. Ce respect de la langue initiale est une garantie de l'union des musulmans", a-t-il expliqué.
Cette réunion a commencé avec une intervention de l'Hodjat-ol-islam Mohamad Ali Raghebi, directeur de l'université des sciences coraniques, sur la nécessité de traduire le Coran, suivie par les avis des spécialistes sur les questions techniques de la traduction.
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