افسران جنگ نرم با درك هدفگيری دشمن به طور صحيح با آن مقابله كنند
Les soldats de la guerre médiatique doivent repérer les cibles de l'ennemi et répondre de façon juste
L'Ayatollah Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, a reçu près d'un millier d'universitaires le 6 aout 2012, et a écouté leurs points de vue sur la science, la politique, l'économie, les questions sociales et universitaires, et la culture.
Au début de cette visite, onze universitaires actifs dans les domaines politiques et culturels, et représentants des associations universitaires, pendant deux heures et demie, ont présenté leurs points de vue sur les questions nationales, puis le Guide de la Révolution a pris la parole et a répondu à leurs questions et déclaré que la société attendait des milieux universitaires des positions équilibrées et optimistes dans les domaines politiques, moraux, scientifiques et spirituels.
Le guide suprême a déclaré que les questions soulevées par les participants étaient très représentatives de l'atmosphère qui règne dans les universités et que les responsables devaient en tenir compte.
"Le respect des valeurs et des principes, et la tolérance vis-à-vis de ceux qui ont d'autres visions politiques, n'ont rien de contradictoire. Je suis tout à fait d'accord que les responsables des trois pouvoirs, de la télévision et des forces armées, ne sont pas présents comme ils le devraient dans les universités, et que des échanges de points de vue sont nécessaires. Cela ferait disparaitre de nombreux doutes chez les jeunes. Bien entendu le pouvoir judiciaire a des raisons pour agir mais je pense qu'il ne faut pas se mettre en colère si un étudiant se montre agressif. Au sujet des questions économiques, la recherche de la justice doit être le centre de nos activités et n'est pas en contradiction avec l'article 44 qui s'il est appliqué comme convenu, n'aboutira jamais à la domination d'une vision capitaliste dans les décisions générales qui concernent le pays. Les problèmes économiques qui existent actuellement en Occident et en Europe, sont le résultat d'une politique qui privilégie le capital. Il faut aussi éviter qu'une vision socialiste domine notre système économique et appliquer à la lettre, les directives de l'article 44 pour une économie respectueuse de la justice. L'économie de la résistance n'est pas une économie agressive, il est nécessaire que ces questions soient éclairées au niveau universitaire, cela pourra peut-être compléter les principes du système de l'économie de résistance. L'économie de résistance n'est pas une économie de défense et de protectionnisme, mais une économie qui permet à un peuple même sous pression et victime de sanctions, d'évoluer et de se développer", a-t-il déclaré.
Répondant à une question d'un étudiant sur la critique et ses dangers, le Guide suprême a déclaré qu'il avait toujours recommandé aux milieux universitaires de garder un esprit critique et qu'il n'avait jamais recommandé d'éviter les critiques.
"Cependant, dans nos critiques nous devons veiller à ne pas faire le jeu des ennemis. Aucune critique et aucun avis qui seraient contraires aux visions du Guide, ne peuvent être considérés comme une opposition au régime ou au Guide. Les résultats de toute activité scientifique et argumentée, quels qu'ils soient, ne doivent pas être considérés comme une opposition au régime et sont valables pour le chercheur", a-t-il dit.
Le guide suprême a ensuite insisté sur la nécessité d'établir des relations entre les associations universitaires iraniennes et celles qui sont impliquées dans les mouvements d'éveil islamique.
Au sujet d'une critique d'un étudiant sur la lenteur des travaux du Haut conseil juridique virtuel, son excellence a déclaré qu'il ne fallait pas être pressé et que ce travail demandait des années.
Dans la deuxième partie de son discours, l'Ayatollah Khamenei, a déclaré que l'université était un ensemble de forces qui sont capables de diriger le pays si elles sont libres et bien orientées.
"L'université peut répondre à toutes les attentes si elle s'appuie sur son dynamisme et la confiance en soi restaurée après la Révolution. La société attend des milieux universitaires des positions équilibrées et optimistes dans les domaines politiques, moraux, scientifiques et spirituels. Cela exige des efforts dans les études, aujourd'hui, apprendre, étudier, faire des recherches et le sérieux dans le travail, font tous partie du Djihad, ainsi que le respect de la religion et des valeurs. C'est une grande erreur de considérer le milieu universitaire comme un milieu opposé à la religion. Cette idée a été insufflée lors de la création des universités en Iran, il y a plusieurs décennies, par ceux qui voulaient former des intellectuels occidentalisés et dépendants de l'Occident. L'université est pour la défense de la religion, de la morale et de la spiritualité, et doit être le lieu d'un développement religieux et moral. Cependant, la défense des valeurs et des principes ne doit pas se manifester de façon agressive. La participation des organisations universitaires ces deux ou trois dernières années, dans les questions sociales et politiques, a été très louable, cependant certaines décisions ont été prises qui ne sont pas justes et sont plus des décisions émotionnelles que des réflexions approfondies. Par exemple, malgré l'opposition du régime islamique aux dictatures de la région, nous ne devons pas être opposés aux activités traditionnelles de la diplomatie. Il n'y a pas de contradiction entre les revendications des organisations universitaires et les intérêts nationaux, le respect de la loi et une gestion intelligente, il est possible pour les jeunes, de manifester leurs sentiments et leur idéaux, sans causer de problèmes au système de gestion et aux intérêts du pays. Nous devons prêter attention au sens exact de cet idéalisme, prendre des décisions réfléchies et éviter les décisions émotionnelles. Nous devons toujours avoir à l'esprit la nécessité du respect des principes et des valeurs, et qu'il faut influencer et non être influencé. Il est possible de présenter les avis des étudiants dans les médias qui dépendent des universités et de donner ainsi aux organisations universitaires la possibilité d'une présence et d'une participation plus actives. Il est nécessaire que ces organisations créent un centre dont les décisions seront suivies par tous les étudiants pour éviter des décisions précipitées qui auraient un effet très négatif et nueraient à la réputation de ces organismes. Je vous demande d'évitez les accusations injustes et les calomnies, et de faire des déclarations sur des sujets que vous ne maitrisez pas. Il est vrai qu'à certaines époques, les organisations universitaires étaient isolées mais ce n'est plus le cas aujourd'hui, faites attention au piège des postes et des honneurs qui ont trompé et fait chuter des gens même très forts. L'ennemi veut nous faire changer d'options et faire croire aux responsables et au peuple que la résistance aux arrogants est inutile. Les cœurs, les esprits et la volonté des gens sont les cibles des ennemis. Leur objectif est de nous faire croire que la résistance aux oppresseurs n'est pas dans notre intérêt. Les soldats de la guerre médiatique doivent repérer les cibles de l'ennemi et répondre de façon juste. Ne vous limitez pas à quelques sites internet ou blogs, mais référez-vous au Coran, aux livres du martyr Motahhari ou d'autres jeunes religieux des centres islamiques, pour augmenter votre niveau d'information. Les activités des organisations universitaires doivent être dirigées dans le sens d'une plus grande rationalité et d'une plus grande tolérance, en évitant les excès et les outrances. La situation du pays est encourageante et il est nécessaire de développer cet espoir dans les cœurs", a déclaré l'Ayatollah Khamenei.