Les traditions divines sont des lois scientifiques

6:17 - November 10, 2012
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Téhéran(IQNA)- Les traditions divines sont en réalité des lois scientifiques et les sciences ont pour objectif de découvrir les traditions divines gérant les sociétés. En ce qui concerne la nature des événements économiques, il existe aussi bien des causes matérielles qu’immatérielles.
Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique, l’hojatolislam Seyed Hossein Mir Moezzi, membre du haut conseil pour le modèle islamique iranien du progrès et membre du corps scientifique du centre de recherche pour la culture et la pensée islamique a prononcé un discours lors de la 7e réunion sur l’économie islamique ayant pour titre « Traditions divines régnant sur les sociétés humaines », tenue au siège de l’organisation des activités coraniques des étudiants iraniens.
S’interrogeant sur la relation entre les traditions divines et les sciences humaines, il a indiqué : « A mon avis, il n’est pas juste d’examiner ces questions par des procédés expérimentaux et d’ignorer les autres sources. Les sciences humaines ont trois fonctions : elles définissent le statu quo, étudient les causes et prévoient. »
Faisant allusion à ce que dans un événement économique on étudie d’abord sa nature, Mir Moezzi a souligné : « Dans les sciences humaines, sur la base des informations fournies, une solution est proposée. En sciences humaines, qui s’appuient sur un point de vue matériel, ignorant la métaphysique, le Dieu et les traditions gouvernant le monde, on arrive à des lois partielles. »
Le membre du corps scientifique du centre de recherches pour la culture et la pensée islamique a ajouté : « Les lois selon lesquelles il faut analyser les sociétés sont des traditions divines. Par exemple, l’Imam Khomeiny (s) a prévu la chute du bloc de l’Est et cette chute a vraiment eu lieu. »
Mettant l’accent sur le fait que le point de vue de l’Imam Khomeiny (s) sur l’Est était basé sur l’analyse, il a souligné : « Cette analyse ne s’appuyait pas sur des choses partielles, dont l’inflation, le revenu national…, mais sur une chose plus importante : le niveau de la foi dans la société. Le bloc de l’Est avait nié Dieu et selon les traditions divines, l’un des facteurs de la chute c’est de nier Dieu. »
« La sirah des imams saints consistait à analyser, à définir et à prévoir les faits d’après les traditions divines et de montrer ainsi les moyens de résoudre les problèmes. L’une des sources sociologiques du système économique de l’Islam réside dans le fait que les traditions et les lois divines universelles et immuables règnent dans toutes les sociétés, alors l’analyse, la prévision et les solutions aux problèmes doivent s’appuyer sur les traditions divines », a-t-il précisé.
Faisant allusion à ce que dans les analyses économiques on fait usage des sciences expérimentales, Mir Moezzi a expliqué : « On fait usage des sciences expérimentales pour connaître si la misère existe dans une société ou quel est son niveau, mais quant à ses origines, il existe des facteurs matériels aussi bien qu’immatériels et les solutions à apporter doivent correspondre aux causes, suivant les traditions divines. »
Mettant l’accent sur le fait que les sciences ont pour but de découvrir les lois scientifiques, il a souligné : « Les traditions divines sont des lois scientifiques et en effet, les sciences ont pour finalité de découvrir les traditions divines gérant les sociétés. Les lois divines sont d’abord divisées en lois naturelles et en lois régnant sur les sociétés. Les lois existant dans la nature sont appelées les sciences expérimentales, mais le Coran n’emploie pas le terme « tradition » pour ces lois. »
« Les lois naturelles, a-t-il précisé, interviennent dans le cadre de « cause-effet » et les versets coraniques et les traditions les confirment, mais la notion « tradition » ne s’emploie pour les définir. La tradition divine s’emploie pour des lois correspondant aux sociétés. Ces lois cherchent à sauver les hommes vers l’éternité. »
Mir Moezzi a souligné que l’Islam ne rejette pas les lois naturelles, ajoutant : « Si une science humaine arrive, dans une position particulière, à une loi en cours dans la société, nous l’admettons et la plaçons à côté des lois divines. Cependant les lois fondamentales de l’analyse sont exposées dans le Coran et les traditions. »
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