
C'est la fin d’un feuilleton judiciaire entamé il y a plus d’un an pour le père de famille. En novembre 2013, Sofiane, barbu, est suspendu une première fois par la préfecture des Alpes-Maritimes pour avoir « défavorablement attiré l’attention sur sa personne ».
Cette décision est annulée par la justice le mois suivant, mais son habilitation est à nouveau retirée quelques jours plus tard, en raison d’une « radicalisation religieuse » supposée, notamment après qu’il ait... salué ses collègues en arabe.
En janvier 2014, Sofiane récupère son accréditation pour l’accès en zone réservée aéroportuaire, après la suspension de l’arrêté préfectoral par le tribunal administratif de Nice en janvier 2014. C’est suite à cette deuxième décision de justice favorable envers l’agent de sureté que le CCIF a intenté une nouvelle procédure pour réclamer des « dommages et intérêts ».
« L’islamophobie désormais, coûte cher », note le CCIF, qui se félicite qu’il ne soit « plus possible de s'attaquer, sous l'autel d'une prétendue lutte contre la radicalisation, à des individus qui n'ont qu'un seul souhait : vivre de manière sereine leur citoyenneté dans un pays libre et sous des institutions républicaines qui garantissent leur épanouissement et leur sécurité ».
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