
Selon le site ordoupoint, citant ces religieux, la situation est particulièrement sensible, car l’agression ne se limite pas à une intervention militaire directe, mais implique également l’utilisation des territoires de certains pays musulmans comme base pour attaquer d’autres nations musulmanes.
Les oulémas rappellent que, selon la jurisprudence islamique, toute coopération qui entraîne oppression ou injustice est interdite, et qu’utiliser des musulmans comme boucliers humains constitue un acte répréhensible. Ils citent des sources classiques, telles qu’Ibn Taymiyya et les imams chiites, pour souligner que le recours à la force doit respecter le principe de proportionnalité et viser uniquement la défense légitime.
Ils insistent également sur le droit au légitime défense, reconnu par le Coran et le droit international, et sur le devoir de protéger les musulmans contre les agressions. Tout soutien aux forces hostiles utilisant des terres musulmanes pour attaquer d’autres musulmans constitue selon eux une violation de la charia et des principes éthiques islamiques.
La lettre souligne l’importance de la justice et de l’équité dans le jugement des conflits, en refusant toute norme à double standard qui condamnerait la défense tout en épargnant l’agresseur. Les signataires demandent à Al-Azhar de prendre position conformément aux textes, aux principes fondamentaux et aux objectifs de la charia, afin de protéger l’unité, l’honneur et la justice de la communauté musulmane.