
Lors d’une interview accordée à l’agence internationale de presse coranique (IQNA), sur l’histoire des processions de moharram en république de l’Azerbaïdjan, l’ambassadeur de la république islamique d'Iran en Azerbaïdjan, Mohsen Pakaïn a expliqué : « Après l’effondrement de l’Union Soviétique, l’Azerbaïdjan a retrouvé son indépendance et s’est familiarisé de plus en plus avec les connaissances chiites et les chants de l’Ashoura. »
Faisant allusion à l’interdiction des cérémonies de deuil de l’Imam hussein durant le régime communiste, l’ambassadeur de la république islamique d'Iran a souligné : « Sous les tzars, en raison de l’attitude de réserve adoptée envers les chiites, les cérémonies de moharram se poursuivaient, mais avec l’arrivée au pouvoir des communistes, les cérémonies ont été interdites. »
« Pendant cette période, malgré les pressions exercées par le gouvernement, les amoureux de l’Imam Hussein (AS) organisaient secrètement les cérémonies islamiques, notamment les cérémonies de moharram chez les gens pieux », a-t-il ajouté.
Pakaïn a précisé : « Après la chute du communisme, la république de l’Azerbaïdjan a retrouvé son indépendance en 1991 et les Azerbaïdjanais ont eu encore une fois l’occasion de témoigner de leur amour envers la famille du Prophète (PSL), dans les mosquées et hosseyniehs. On peut considérer cette période comme celle du renouveau de l’Islam chez les Azerbaïdjanais. »
« De nos jours, la plupart des Azerbaïdjanais, notamment les gens pieux organisent les cérémonies de moharram et dans la plupart des mosquées se tiennent des cérémonies à l’occasion du martyre de l’Imam Hussein (AS). Le mois de moharram retrouve peu à peu sa place dans le second pays chiite du monde », a-t-il conclu.
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