Enquête internationale sur le massacre des musulmans au Myanmar

15:25 - January 26, 2014
Code de l'info: 1366484
New York(IQNA)- La délégation de l’Onu a déclaré que 8 hommes avaient été tués le 9 janvier 2014, dans la province de Rakhine près de la frontière du Bengladesh.

L’agence de presse Irna a annoncé que le porte parole du gouvernement avait autorisé les enquêteurs internationaux à venir au Myanmar pour se renseigner sur le meurtre de plus de 40 musulmans, et a rejeté les informations sur les évènements qui ont eu lieu dans la région du nord ouest.  

Les Nations unies avaient confirmé le massacre d’au moins 48 musulmans, hommes, femmes et enfants, dans un village de l’ouest de la Birmanie, des allégations niées en bloc par le gouvernement depuis leur révélation, la semaine dernière.

Le porte-parole du gouvernement, Ye Htut, a soutenu qu’il s’objectait «fortement» aux allégations de l’ONU et que les faits et données rapportés étaient «complètement faussés».

Navi Pilay, haut commissaire pour la défense des droits de l’homme a demandé aux autorités birmanes une enquête et l’assurance de la sécurité des survivants.

La délégation de l’Onu a déclaré que 8 hommes avaient été tués le 9 janvier 2014, dans la province de Rakhine près de la frontière du Bengladesh. Suite à cet évènement, un policier le 13 janvier 2014, avait été tué par les musulmans Rohingyas du village de Dotchiyartan qui a été ensuite attaqué par les bouddhistes et la police, selon ce qu’ont raconté des résidants de la région.

Une organisation de défense des droits de l’homme à Bangkok en Thaïlande a annoncé que les forces de l’ordre birmanes avaient tué plus de 40 musulmans.

Ving Miayang, responsable des communications dans la province de Rakhine, a rejeté les informations sur le meurtre de 40 personnes et les preuves de l’ONU.

Les premiers affrontements entre les forces de l’ordre et les musulmans remontent au mois de janvier 2012, où 650 personnes ont été tuées et plus de 135000 musulmans obligés de quitter la région et de se réfugier dans des camps. En avril, les affrontements entre bouddhistes extrémistes et musulmans avaient fait plus de 40 morts, entrainé la destruction de mosquées et de maisons des musulmans.

Les 800000 musulmans de Rakhine ne sont pas considérés comme des citoyens birmans par le gouvernement mais comme des immigrés illégaux, alors qu’en 1982, 8 races et 130 minorités ont été reconnues officiellement par le gouvernement. Ces musulmans selon l’ONU constituent la plus grande minorité religieuse dans le monde.  

L’ONU au mois d’octobre 2013, a demandé au gouvernement birman de reconnaitre les droits des musulmans et d’empêcher les affrontements. 

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