
Certains imams de la mosquée centrale de Bangui ont décidé de ne plus retenir leurs fidèles face aux violences dont sont victimes les musulmans dans la capitale centrafricaine et à l’intérieur du pays. Une annonce faite le vendredi 24 janvier, lors d’un point de presse organisé à la ladite Mosquée.
Ces leaders religieux ont accusé les forces internationales, notamment celles de l’opération Sangaris de passivité devant les violences exercées sur leurs fidèles. Ils précisent par ailleurs que la Séléka n’est pas synonyme de la communauté musulmane.
Nous sommes interpellés à plusieurs reprises par nos fidèles qui se plaignent des traitements cruels et inhumains dont ils sont souvent victimes.
C’est pourquoi nous les imams de la mosquée centrale de Bangui, avons décidé à partir d’aujourd’hui, de laisser les jeunes musulmans faire leurs vœux pour se venger face aux éventuelles actes de violences», a déclaré le 2ème Imam de la mosquée Centrale de Bangui Bachirou Modibo.
Il poursuit en disant qu’il n’est plus question d’arrêter ces jeunes, «car on s’est rendu compte que tout le monde est contre nous les musulmans. Les forces étrangères qui étaient censées nous protéger, n’ont pas fait leur travail comme il se doit, en particulier la force française “ sangaris“», a-t-il renchérit
Cependant cet avis n’est pas partagé par l’ensemble des imams, Mahamat Delriss 2ème vice-président de la communauté islamique centrafricaine a déclaré qu’il ne partage pas le même avis avec ces imams, malgré que leur revendication soit tout à fait légitime.
Car un tel propos pourrait inciter les gens à la violence. De même il exhorte ces confrères musulmans à la tolérance. Cette déclaration est intervenue alors que le n°1 des Imams, Kobine Layama, est en mission avec l’archevêque Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, en Europe puis aux USA, afin de faire le plaidoyer pour le renforcement des troupes étrangères en Centrafrique afin de sécuriser le pays.
Source : journaldebangui