
Après 6 ans d’investigation sur le terrain, l’enquêteur, Richard Falk émet des constats alarmants sur la situation des palestiniens, et dénonce fermement l’occupation israélienne. Il avance une solution afin de punir l’Etat de ces agissements : le boycott des produits.
« La politique d’Israël en Cisjordanie, et dans la bande Gaza semble mener à l’apartheid, en raison de l’oppression systématique du peuple palestinien et de l’expropriation de facto de leurs terres », affirme Richard Falk, l’enquêteur du rapport onusien en question pour le Conseil des Droits de l’Homme. Richard Falk, chargé depuis 6 ans d’enquêter sur la situation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens a ajouté que les conditions de vie des palestiniens sont accablantes.
Leurs droits fondamentaux sont violés par les forces israéliennes. Ils souffrent notamment de l’expropriation forcée de leurs terres. Le rapporteur dénonce le « nettoyage ethnique » à Jérusalem-Est. Rappelons que les autorités israéliennes tentent de judaïser la ville de Jérusalem pour se l’approprier.
Dans la bande de Gaza, l’enquêteur déplore la situation de ces palestiniens qui souffrent depuis 2005 du blocus économique illégal imposé par Israël. Les gazaouis manquent de tout, notamment de carburant, et les pannes d’électricité sont fréquentes.
Les frontières sont fermées de toute part. Les pêcheurs souffrent du contrôle abusif des eaux par les autorités israéliennes.
Les violations des libertés fondamentales des palestiniens sont multiplies (d’aller et venir, droits au travail, l’éducation, d’expression, de réunion,). Richard Falk dénonce l’usage continu et excessif de la force par les autorités israéliennes, et les homicides.
Il déplore la différence de traitement établie par l’Etat : un traitement militaire pour les palestiniens, alors que les colons juifs sont soumis au droit civil.
Le rapport appelle formellement au boycott
Afin de contraindre Israël à cesser cet apartheid, et respecter les droits des palestiniens, le rapport préconise d’imposer un embargo sur les produits provenant des colonies juives en Cisjordanie. Il encourage les pays à prendre des mesures appropriées à l’égard d’Israël.
Il cite l’exemple d’entreprises ayant déjà pris des mesures allant dans ce sens : Royale Haskoning DHV, une société néerlandaise a mis fin à un contrat avec la municipalité de Jérusalem pour construire une usine de traitement des eaux usées à Jérusalem-Est ; et une banque suédo-norvégienne, Nordea, a exclu Cemex de son portefeuille de placements en raison de son extraction illégale de ressources naturelles non renouvelables de la Palestine.
L’enquêteur, qui est professeur américain, de droit international, d’origine juive, compare même les actions de forces israéliennes dans la bande de Gaza à celles des nazis durant la Seconde Guerre Mondiale, au début de sa mission en 2008.
Quelques mois plus tard, le professeur a été arrêté et détenu dans la prison de l’aéroport Ben Gourion. Les autorités israéliennes lui ont interdit de traverser les zones palestiniennes.
Ce n’est pas la première fois que cet enquêteur critique la politique israélienne. Auparavant, ces critiques lui auront valu d’ailleurs d’être critiqué et qualifié d’antisémite.
Source : ajib