
Elles ne cessent toutes leurs tentatives pour prendre possession des lieux historiques principaux de la Cisjordanie et de la bande de Gaza où il y a quelque dix mille lieux historiques dont 944 considérés très importants, 350 qui peuvent être les noyaux d’une ville ou d’un village et plus de 60 bâtiments historiques.
L’expert archéologique Dr. Hamdan Taha confirme à notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’il y a partout en Palestine, quasiment à chaque kilomètre carré, un lieu archéologique confirmant la vraie identité de la Palestine. Contre ces lieux, les autorités de l’occupation sioniste commettent des crimes des plus affreux.
La construction du mur de séparation discriminatoire en Cisjordanie a enlevé de la Cisjordanie 2270 lieux historiques et archéologiques. Des dizaines d’autres lieux ont été détruits par les parcours du mur.
"Israël" est un symbole de ces occupants, au fil de toute l’histoire, qui osent falsifier l’histoire des pays occupés.
Plus de 500 sites archéologiques et plus de 1500 points historiques de la Cisjordanie ont été détruits ou volés par des voleurs soutenus par les autorités de l’occupation sioniste.
100 mille pièces volées
Le chercheur Mohammed dit pour sa part à l’envoyé de notre Centre que le vol des pièces archéologiques est mené par des groupes organisés. Des professionnels mènent des fouilles illégales, vendent leurs butins à des commerçants liés aux services sionistes et internationaux des renseignements, en passant par des commerçants intermédiaires. Une centaine de ces commerçants ont été recensés dans les territoires palestiniens.
Quelque cent mille pièces archéologiques sont annuellement volées, la plupart sont parties vers l’extérieur. La contrebande va bon train.
Il confirme que des officiers israéliens participent à ce commerce interdit. Ils profitent de leurs véhicules militaires pour livrer ces pièces aux bandits et vers l’étranger, confirme le chercheur.
Une impunité totale
De son côté, l’avocat Mohammed Nassar dit à notre correspondant que la plupart des pays du monde considèrent le vol des vestiges archéologiques comme une grande trahison et ont des lois contre de telles contrebandes.
En revanche, en Palestine, les lois sont désuètes, copiées de lois jordaniennes des années soixante. Elles sont faibles et ne sont pas en mesure d’arrêter un tel commerce.
Il est temps que de nouvelles lois efficaces voient le jour, capables de stopper et sanctionner sévèrement ceux qui vendent ces vestiges et leur patrie, croit fermement l’avocat Nasser.
En fait, tout Palestinien pris en flagrant délit n’aura qu’une amende de 20 dinars jordaniens, au maximum. Inefficace. Cela, c’est pour les Palestiniens, mais qui punira les Israéliens ? Impunité totale.
Notons enfin que la Jordanie a modifié sa loi concernant l’archéologie, mais que l’autorité palestinienne est restée sur l’ancienne loi bien désuète, vieillotte et inefficace.
Source: palestine-info