L'Église catholique dénonce le phénomène du «prix à payer»

13:46 - May 12, 2014
Code de l'info: 1406163
Vatican(IQNA)- L’Église catholique a condamné dimanche la vague de vandalisme israélien antichrétien et islamophobe à l’approche de la visite du pape François en Terre sainte.

L’Église catholique a condamné dimanche la vague de vandalisme israélien antichrétien et islamophobe à l’approche de la visite du pape François en Terre sainte. Ce phénomène raciste, qui gagne en ampleur, est revendiqué par ses auteurs sous le nom de «prix à payer». Explications.

Depuis 2008, colons radicaux et activistes juifs d’extrême droite ont commis sous cette appellation — en Israël et en Cisjordanie occupée — des centaines d’agressions généralement signées du graffiti «Tag Mehir» («Le prix à payer» en hébreu) tagué sur le lieu de l’attaque.

Ces extrémistes cherchent ainsi à «faire payer» ceux qu’ils jugent hostiles à leurs intérêts, à savoir les Palestiniens, les Arabes israéliens, les chrétiens de Terre Sainte, les militants de gauche et même des soldats israéliens quand ces derniers sont chargés de démanteler certaines colonies «sauvages» de Cisjordanie.

Ces opérations vont du simple graffiti au vandalisme, de la profanation de cimetières et lieux de cultes jusqu’à des agressions physiques.

Selon des sources de sécurité, citées par le quotidien Haaretz, une centaine de personnes — la plupart des mineurs — seraient impliquées dans la récente vague de vandalisme, en majorité des disciples du rabbin Yitzhak Ginzburg, qui enseigne dans une yéchiva (école religieuse) de la colonie de Yitzhar, bastion du radicalisme nationaliste-religieux, dans le nord de la Cisjordanie.

Certains revendiquent une affiliation au mouvement raciste anti-arabe «Kach», fondé par le rabbin Méir Kahana en 1971 et mis hors-la-loi en 1994 après qu’un de ses partisans, Baruch Goldstein, eut abattu 29 fidèles musulmans au Tombeau des Patriarches (Mosquée d’Ibrahim), un lieu saint musulman et juif à Hébron (sud de la Cisjordanie).

Le ton est monté chez les colons d’Yitzhar début avril après le déploiement, y compris à l’intérieur de la yéchiva, de policiers et de soldats venus évacuer des constructions jugées illégales par la justice.

Source: ledevoir

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