La mise en œuvre de l’islam, Un ouvrage intéressant

8:01 - May 26, 2014
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Alger(IQNA)- Auteur prolifique, l’islamologue Tahar Gaïd n’en finit pas de nous surprendre à travers ses ouvrages tout aussi intéressants les uns que les autres.

Il y a quelques mois, l’ancien diplomate et syndicaliste, en parfait pédagogue, nous avait gratifiés d’un excellent livre de 300 pages intitulé L’homme et ses droits dans le Coran, dans lequel il nous expose, dans un écrit simple et accessible, les innombrables droits dont dispose l’homme dans le Livre Saint. M. Gaïd, dont l’esprit de méthode et de synthèse n’est plus à démontrer, trace les lignes directrices qui aiguillent notre connaissance. L’auteur explique la relation entre la foi et la politique, entre l’islam et la laïcité, entre l’Etat et la société dans l’histoire, de même qu’il accorde un chapitre important à la liberté en islam et tous les droits y afférents.

M. Gaïd s’est interrogé sur la notion de démocratie et l’adaptation de cette dernière du point de vue de la théorie islamique, non sans jeter un regard pointu sur la différence entre la «choura» islamique et la démocratie occidentale. Avec un style dénué de fioritures, M. Gaïd développe de nombreuses thèses connues ou méconnues sur le rôle de l’islam dans l’épanouissement de l’homme à travers l’instauration d’une société juste et humaine. Dans l’ouvrage qui vient de paraître aux éditions Dar El Mountakhab et intitulé La mise en œuvre de l’islam, M. Gaïd pose les jalons d’une réflexion multiforme : comment le Coran envisage la construction de la société ?

En se basant sur le fait que l’homme est à la fois esprit et matière, M. Gaïd s’appesantit sur la valeur méthodologique de la sunna, sur la religion et le droit en étayant son analyse par des faits, comme par exemple la logique du changement entre le califat de Omar Ben El Khettab et les temps modernes. L’auteur ne s’arrête pas à ce constat, parce qu’il évoque aussi la décadence et le réveil de l’islam et les tentatives de sortir de la crise latente. Pour cela, et comme les maux sont connus, il faut, suggère l’auteur, bien comprendre la aqida, car c’est elle le premier moteur du réveil de cette longue stratégie. Il faut l’exactitude et la rectitude de la pensée, sans omettre la volonté psychologique, intellectuelle et pratique.

Enfin, le quatrième facteur évoqué et qui ne manque pas de pertinence porte sur la force de détermination, car tout est question de sciences et de connaissances. M. Gaïd conclut son livre par ce hadith : «Je suis, d’entre les prophètes, comme un homme qui a construit une maison, il l’a embellie et l’a parfaite. Il a cependant laissé, dans cette construction, un endroit vide. Les gens qui visitent cette maison s’émerveillent de sa beauté mais s’interrogent sur cet endroit vide. C’est moi, dit le prophète, qui suis cet endroit et je suis le sceau des Envoyés». Ce qui signifie que c’est lui qui devait le combler. Ce qui veut dire aussi pour nous, musulmans, que nous avons un plus à ajouter à la civilisation universelle.

Source: elwatan

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