
« J'ai été témoin d'un niveau de souffrance humaine dans des camps (de déplacés) que je n'avais personnellement jamais vues avant, avec des hommes, des femmes et des enfants vivant dans des conditions révoltantes avec de graves restrictions dans leur liberté de mouvement, aussi bien dans les camps que des villages isolés », a-t-elle fait savoir.
Suite aux violences meurtrières perpétrées contre cette minorité musulmane depuis juin 2012, près de 140 000 personnes sur les 800 000 Rohingyas de l’Etat sont toujours réfugiés dans des camps. Là, cette communauté à qui l’on refuse le statut de citoyen birman vit dans des conditions insalubres qui se sont renforcées après l’expulsion en février dernier de Médecins Sans Frontières (MSF) de l’Etat d’Arakan et de plusieurs autres ONG, attaquées en mars dernier par des habitants vilipendant leur actions en faveur des Rohingyas.
Avant ces incidents, dans cette partie sensible de la Birmanie, l’accès humanitaire oscillait autour de 50 %, d'après Pierre Peron, un porte-parole du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, peut-on lire sur le média birman Democratic Voice of Burma (VDB).
Par ailleurs, en conférence de presse, Kyung-wha Kang a expliqué que, pendant son séjour, les autorités gouvernementales et ses collègues de l’ONU lui ont « fortement conseillé de ne pas utiliser le terme (Rohingya) publiquement » en raison de la « situation très tendue » .
Cela en dit long sur les persécutions dont est victime cette population musulmane contre qui des moines islamophobes ont déposé dernièrement une série de quatre projets de lois discriminantes dont une contre les conversions.
Source: saphirnews