
Le secrétaire général adjoint des Nations unies a notamment rappelé l'urgence de construire une « paix durable et juste ».
« Le statu quo ne va plus durer », a lancé le patron des casques bleus, appelant toutes les parties à en finir avec les déclarations d’intention et entamer enfin le dialogue. « Un processus politique réussi est la pierre angulaire de la stabilité du pays », a-t-il encore fait remarquer, alors que le mandat de la mission de l’ONU, la Minusma, doit être renouvelé la semaine prochaine.
Un an tout juste après la signature de l’accord de Ouagadougou, le gouvernement et les groupes armés du Mali ont fait peu de progrès vers un dialogue de fond, a encore déploré Hervé Ladsous. « Le gouvernement du Mali demeure plus que jamais animé par le souci constant de réconcilier les Maliens », a rétorqué le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, venu à New York assister à la réunion.
Les mouvements armés, regroupés en deux plates-formes différentes, se sont engagés à discuter avec Bamako, mais personne ne s’est encore rendu à la table des négociations.
« La Minusma est là pour aider », a rappelé Hervé Ladsous le mois dernier, suite aux affrontements de Kidal. Mais c’est aux Maliens eux-mêmes de s’aider les premiers, à eux donc aujourd’hui de prouver qu’ils en ont la volonté.
Source: IINA