
Bassinat Al Jalasi, professeur de principes islamiques à l’université « Zeituna » de Tunis, dans un entretien avec l’Agence iranienne de presse coranique, a déclaré que certains jurisconsultes avaient une fausse image de l’art et l’avaient interdit dans les activités religieuses.
« L’art peut jouer un rôle important dans la présentation de l’islam et du Coran. L’utilisation de l’art dans les pays islamiques, varie selon la vision de l’art des ulémas. Or l’art et spécialement la calligraphie, s’ils sont bien utilisés, peuvent très bien servir à la présentation des enseignements coraniques.
Nous devons prêter une plus grande attention aux activités artistiques et à l’art islamique. Cela nous permettra de présenter notre identité islamique et notre patrimoine culturel et religieux. A mon avis, l’Iran est très en avance dans ce domaine.
L’exposition coranique qui est organisée en Iran pendant le mois de ramadan, est unique dans le monde, et permet d’être au courant des travaux de publication dans la recherche coranique. Les réunions internationales auxquelles j’ai participé dans divers pays et où j’ai eu l’occasion de présenter quelques articles, concernaient les questions de jurisprudence.
Cette année, pour la première fois, j’ai participé à l’exposition coranique de Téhéran qui présente des œuvres dans différents domaines coraniques. J’ai pu y rencontrer des artistes de plusieurs pays qui ont produit des œuvres remarquables à partir du Coran.
A mon avis, pour rapprocher ces artistes, il faut tout d’abord que nous acceptions nos différences et que tous les artistes de différents bords soient invités. Ces divergences d’opinion ne doivent pas nous faire oublier le respect des artistes qui travaillent dans le domaine coranique et qui est un devoir pour tous », a-t-il dit.
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