Bahreïn: la détention de la fille d'un opposant prolongée

10:57 - September 07, 2014
Code de l'info: 1447460
Manama(IQNA)-Un tribunal bahreïni a prolongé samedi de dix jours la détention de la fille de l'opposant chiite Abdel Hadi al-Khawaja, emprisonné depuis 2011, malgré un appel de l'ONU à sa libération, a indiqué son avocat.

Maryam al-Khawaja, co-directrice du Gulf Center for Human Rights, également détentrice de la nationalité danoise, a été arrêtée le 30 août à son arrivée à l'aéroport de Manama et accusée d'avoir agressé un officier de police.

Lors d'une audience dans le bureau du juge bahreïni, en présence de son avocat et d'un diplomate danois, elle a assuré que les charges pesant contre elle étaient vindicatives et fabriquées, selon son avocat Mohamed al-Jishi.

Le bras en écharpe, Mme Khawaja a accusé la police de l'avoir attaquée en premier et assuré avoir consulté un médecin durant sa détention provisoire, a-t-il précisé à l'AFP.

Mais le juge bahreïni a ordonné la prolongation de sa détention de 10 jours.

Si Maryam al-Khawaja est condamnée, elle risque jusqu'à deux ans de prison, a affirmé Me Jishi.

Son père, Abdel Hadi al-Khawaja, purge depuis 2011 une peine de prison à vie pour complot contre le régime et observe depuis le 25 août une nouvelle grève de la faim. Sa fille souhaitait lui rendre visite mais elle a été arrêtée à son arrivée à Bahreïn.

L'opposant chiite de 54 ans, lui aussi détenteur de la nationalité danoise, avait observé en 2012 une première grève de la faim de 110 jours. Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme le considèrent comme un prisonnier d'opinion.

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a dénoncé vendredi la persistance des violations de la liberté d'expression à Bahreïn et demandé la libération immédiate de Maryam al-Khawaja.

D'après l'ONU, elle a été arrêtée à l'aéroport apparemment parce que son passeport bahreïni avait expiré alors qu'elle voyageait avec son passeport danois.

Maryam al-Khawaja s'est largement fait l'écho à l'étranger des critiques contre les autorités bahreïnies qui tentent d'étouffer un mouvement de contestation né dans la foulée des Printemps arabes et animé par la majorité chiite qui réclame une monarchie constitutionnelle.

romandie.com

captcha