
Voulus et ordonnés en 1951 par le roi Abdul-Aziz al-Saoud, ces grands travaux d’élargissement de la somptueuse mosquée Masjid al-Nabawi, la deuxième plus sainte de l’islam, qui à terme, en 1955, avaient contribué à tripler sa superficie, ont été figés sur papier pour l’éternité, à travers des dessins, des plans et des prises de vue qui constituent un legs précieux pour l’humanité tout entière.
Certaines esquisses très abouties et grandeur nature illustrent l’ornementation des marbres, des fenêtres, des arcs, et mettent en relief les décorations et sculptures qui ont magnifié les colonnes et les piliers de l’enceinte sacrée.
Chargé de veiller au bon déroulement de cette vente privée, Richard Fattorini, un spécialiste des livres et manuscrits chez Sotheby’s, qui se réjouit que cette collection rare sorte de la confidentialité pour s’exposer peut-être demain aux yeux de tous, abritée par un musée à des fins historiques, pédagogiques et culturelles, reste en revanche très discret sur sa valeur financière. Une valeur jugée "inestimable", à l’aune de son caractère exceptionnel.
oumma