Les origines du salafisme, de la chute des Abbassides à la chute des Ottomans

8:47 - September 23, 2014
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Téhéran(IQNA)-Lors d’une réunion sur les origines historiques et idéologies du salafisme, organisée le 20 septembre 2014, Meyssam Shirvani, membre du Centre iranien de recherches culturelles et islamiques, a présenté les évolutions idéologiques après la chute des Abbassides et des Ottomans.

Il a annoncé : « La jurisprudence politique sunnite s’est concentrée sur le pouvoir et l’obligation de le défendre. »
Meyssam Shirvani a indiqué : « Ibn Taymiyya qui est né en 660,  s’est attaqué aux dirigeants mongols, aux soufies et aux chiites.  Les livres d’Ibn Taymiyya qui sont au nombre de 300, ont jeté les bases d’une pensée idéologique et politique fondée sur un traditionalisme et une forte superficialité. »
«  Les Ale Saouds ont pris cette idéologie comme base idéologique pour arriver à ce que nous voyons au XXème siècle », a-t-il ajouté.
Il a précisé : « La deuxième vague date de l’époque de la chute des ottomans et de la première guerre mondiale, quand les Anglais qui avaient besoin d’un passage pour préserver leurs intérêts au sud est asiatique, se partagèrent avec la France, le territoire ottoman lors des accords de Sykes-Picot, accords secrets signés le 16 mai 1916, suivis par la constitution d’Israël avec l’émigration des juifs vers la Palestine en 1948. » 
« Les musulmans, a-t-il ajouté, qui se rendaient en Europe pour leurs études, étaient confrontés à la question du retard des musulmans, certains accusant la religion et d’autres rejoignant le salafisme. »
Le membre du Centre iranien de recherches culturelles et islamiques a souligné : «  Seyed Jamal qui fut considéré comme un salafite, estimait que la raison du retard des pays islamiques était le colonialisme, les dictatures et l’abandon de la religion. »
Il a ajouté : «  Ses élèves se divisèrent en deux groupes l’un suivant les wahhabites et l’autre se désintéressant de la politique alors que Seyed Jamal avait toujours considéré la politique comme une partie de la religion. »
« Les Frères musulmans et les associations islamiques de l’Inde sont deux courants modérés issus de la pensée de Seyed Jamal. Les Frères musulmans ne furent que pendant peu de temps confrontés au combat contre Israël », a-t-il encore indiqué.
Meyssam Shirvani a souligné : « Dans les années 70-80, nous assistons à l’apparition des groupes takfiris et d’Al Qaeda, suite aux échecs des activités culturelles et d’éducation des islamistes égyptiens qui estimaient que la société devait être prête au point de vue idéologique, avant l’instauration du gouvernement islamique et la libération de la Palestine. »
«  Nous assistons ensuite à la chute du nationalisme de Nasser et à l’échec des quatre guerres contre Israël qui poussèrent certains intellectuels égyptiens, élèves de Seyed Ghotb, au combat armé et à la constitution des groupes takfiris qui jetèrent l’anathème sur tous les autres musulmans alors que Seyed Ghotb avait critiqué une société « devenue païenne » mais n’avait jamais encouragé la prise des armes », a-t-il dit. 
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