Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant ''UOIF'',
comme à son habitude, l’assistance est venue de plus de 350 villes françaises et des différents pays d’Europe et d’Afrique avec une participation remarquée de pays d’Asie et d’Amérique du Nord.
Malgré le nombre important de participants, la rencontre s’est déroulée dans un esprit de grande fraternité, de spiritualité et de partage. Grace à Dieu aucun incident n’a été déploré.
Les participants ont échangé sur le thème de la rencontre. Se sont dégagées les conclusions suivantes :
Les participants réaffirment leur attachement à une pratique de l’islam fidèle à ses fondements et à ses principes englobant une foi enracinée ; une pratique authentique ; une éthique et un comportement renforçant la bonté et la fraternité, ciments du pacte social.
La foi musulmane et ses manifestations externes sont nécessairement un levier du vivre-ensemble et un vecteur de justice et de solidarité entre les Hommes.
Les participants affirment que la pratique de l’islam a connu tout au long de l’histoire, et qu’elle continue à connaître, une perpétuelle construction à la fois sur le plan théologique, culturelle et mental. Cette construction a naturellement lieu aujourd’hui en France. Ceci est le corollaire de l’universalité de l’Islam et de sa pérennité.
Les participants saluent les efforts de l’UOIF à travers « Dar al Fatwa », et ceux des différentes instances religieuses et de formations musulmanes en Europe tels que l’Institut Européen des sciences Humaines (IESH) et le Conseil Européen des Recherches et de la Fatwa (CERF) qui ont accompagné l’émancipation citoyenne des musulmans de France et d’Europe et leur ont permis de vivre leur religion avec dignité et sérénité.
Les participants s’insurgent contre les déclarations et les actes islamophobes qui instaurent un climat de haine et de suspicion susceptibles de dresser une partie de la communauté nationale contre une autre.
Tout en attachant une importance particulière à la liberté d’expression, un des fondements de la démocratie, les participants déplorent son utilisation fallacieuse en vue de promouvoir des thèses haineuses et racistes.
Les caricatures du Messager de l’islam sciemment diffusées et reprises par différents organes de presse malgré l’indignation évidente des musulmans en est le parfait exemple.
Les participants expriment leur inquiétude face aux atteintes répétées aux libertés religieuses des citoyens de confession musulmanes dans les domaines professionnel et social.
Les participants déplorent la situation actuelle que vit le CFCM, et s’inquiètent de son absence quant à la défense de la dignité de l’islam et des musulmans de France.
Les participants appellent à un sursaut citoyen pour une participation et un engagement efficaces des musulmans de France et rappellent que cette participation, notamment dans les processus électoraux de notre pays, est un devoir pour tout musulman.
Les participants attachés à la liberté religieuse s’insurgent contre les effets arbitraires de la mise en application de la loi du 15 mars 2004 qui a abouti à l’interdiction de tout signe visible religieux, où la notion d’ostensibilité devient de fait illusoire.
Les participants expriment leur solidarité avec le peuple palestinien qui se trouve sanctionné à cause des choix démocratiques de ses propres élus, et s’insurgent face au drame humanitaire que vit ce peuple à cause de ce choix. Aussi, les participants appellent la France à renoncer à son soutien à la politique de boycotte visant le peuple palestinien. Un tel engagement ne fera que renforcer la France au niveau international dans sa position de défenseur des libertés, de la paix et de la justice.