Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant "AFP",
"Avec le Roman Da Vinci Code et son adaptation à l'écran, nous assistons à un véritable duel de la religion et du monde séculier sur l'arène de la culture occidentale contemporaine", écrit Stanislav Minine, un commentateur des questions religieuses, dans Nezavissimaïa Gazeta.
Une situation selon lui comparable à celle qui a suivi la parution de caricatures du prophète Mahomet(SAWA) dans un journal danois. "Lorsque a éclaté le 'scandale des caricatures', il ne s'agissait plus pour les représentants des églises chrétiennes d'une 'provocation de l'Occident' mais d'une 'provocation de la culture séculière', pour laquelle 'rien n'est sacré'", estime-t-il.
"Pendant qu'au Proche-Orient on brûlait des drapeaux danois et qu'en Europe les journalistes parlaient de 'solidarité' avec leurs collègues, dans nombre de pays dont la Russie était soulevée la question suivante: la loi, l'Etat peuvent-ils punir pour une telle 'appropriation' des symboles religieux ?".
Le film "Da Vinci Code" de Ron Howard - tiré du best-seller du même nom - qui sera projeté mercredi soir en ouverture du 59e festival de Cannes est jugé blasphématoire par ses détracteurs.
Il développe une fiction autour de la thèse selon laquelle Jésus et Marie-Madeleine auraient conçu une descendance, perpétuée jusqu'à ce jour, une vérité que l'Eglise catholique aurait tenté d'étouffer depuis deux millénaires, utilisant aujourd'hui à ces fins l'organisation conservatrice Opus Dei.
La rédactrice en chef d'un journal de Vologda (nord-est de la Russie) a été condamnée en avril à une lourde amende (3.000 euros) pour avoir publié un dessin représentant le prophète Mahomet(SAWA).