Selon le rapport de l'Agence iranienne de presse coranique (IQNA) citant ''AFP'',
"Plusieurs pays musulmans ont souffert de troubles qui ont eu des répercussions déplorables sur leurs peuples. Nos institutions économiques devront redoubler d'efforts pour mettre en place des plans de développement de nature à améliorer le niveau de vie" dans ces pays, a-t-il déclaré.
La BID est le bras financier de l'Organisation de la conférence islamique (OCI). Elle est basée à Djeddah en Arabie saoudite depuis sa création en 1975.
Son président, Ahmad Mohammad Ali, a plaidé pour une réforme de l'organisation de la banque afin qu'elle passe du rôle traditionnel de bailleur de fonds à celui de promoteur des investissements et des échanges commerciaux entre les Etats membres.
La BID accorde des prêts à faibles taux d'intérêt aux Etats membres pour contribuer à leur développement et les aider à surmonter leurs difficultés financières. Depuis sa création, ses crédits aux pays membres se sont élevés à 38 milliards de dollars au total.
Durant la conférence, les Etats membres ont signé les documents créant une institution internationale islamique pour le financement des échanges commerciaux entre les pays membres (International Islamic Trade Finance Corp).
La nouvelle institution a un capital autorisé de 3 mds USD et un capital souscrit de 500 millions dollars.
La nouvelle institution aura pour mission d'encourager les échanges commerciaux entre les 56 membres de la BID pour les porter à 20% de leur commerce extérieur dans dix ans, contre 13% actuellement, selon M. Ali.
Durant la réunion de deux jours, le Conseil des gouverneurs doit discuter d'un projet prévoyant de doubler le capital autorisé de la BID à 45 mds USD. Le capital déclaré est actuellement de l'ordre de 12 mds USD.
Il doit discuter aussi du volume et des activités d'un Fonds de lutte contre la pauvreté, créé par la BID.